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Deux jours de traque policière pour mettre fin au parcours sanglant des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly


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Deux jours de traque policière pour mettre fin au parcours sanglant des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly

Paris, mercredi en fin de matinée, dans une petite rue du XIè arrondissement. Deux hommes cagoulés, lourdement armés, quittent l’immeuble
du journal Charlie Hebdo. Un policier s’interpose. Il est blessé. L’un des deux individus l’achève littéralement, alors qu’il est à terre.

Ils viennent, avec le même sang-froid, d’assassiner 11 autres personnes : cinq dessinateurs de Charlie Hebdo, dont le directeur du journal, Charb, et deux figures du dessin de presse, Cabu et Wolinski ; un économiste et une psychanalyste, collaborateurs du journal ; un invité de la conférence de rédaction ; un correcteur, un policier et un agent d’entretien.

Les deux individus s’enfuient. La chasse à l’homme commence. Leur voiture est retrouvée en début d’après-midi abandonnée, dans une rue du 19è arrondissement. À l’intérieur, les policiers trouvent une pièce d’identité… qui permet leur identification.

Ce sont des frères : Chérif Kouachi, 32 ans, et Saïd Kouachi, 34 ans. Tous deux sont français, nés à Paris, de parents algériens. Le plus jeune est bien connu de la police et de la justice pour ses liens avec les filières djihadistes.

L’Ile-de-France est en état d’alerte. Et la traque policière s‘étend à d’autres régions du nord et de l’est du pays. La gendarmerie, la police, l’armée de terre… Plusieurs dizaines de milliers de membres des forces de l’ordre sont mobilisés.

Acte II. Le lendemain, jeudi matin. Sud de Paris. Fusillade à Montrouge, une banlieue limitrophe. Un homme muni d’un fusil d’assaut tire sur des policiers
en charge de la circulation. Une policière est tuée ; un agent de la ville est grièvement blessé. Le tireur s’enfuit. Une autre course-poursuite s’engage.

Le même jour, Villers-Cotterêts, à 80 km au nord de
Paris. Chérif et Saïd Kouachi sont formellement reconnus par le gérant d’une station-service qu’ils ont agressé. Cette fois, à visage découvert. Ils étaient armés : Kalashnikov et lance-roquette.

La région Picardie est à son tour placée en état d’alerte. Deux services d‘élite de la gendarmerie et de la police, le GIGN et le Raid, s’y déploient. Des hélicoptères survolent la zone.

Acte III. Les fugitifs sont localisés quelques dizaines de km plus loin, en Seine-et-Marne, à Dammartin-en-Goële. Ils se sont retranchés dans une imprimerie située sur une zone d’activités à l‘écart de cette commune de 8 000 habitants, située à une quinzaine de km de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La ville est bouclée.

Ils ont avec eux un otage. De longues heures d’attente. Jusqu‘à l’assaut par les forces de l’ordre, peu avant 17h. Les deux frères tentent une sortie en tirant. Ils sont abattus.

Acte IV. Paris. Début d’après-midi. Un homme prend en otage plusieurs personnes dans un supermarché kasher de l’est de la ville, Porte de Vincennes. Cet homme est aussi le tireur de Montrouge. Son nom : Amedy Coulibaly, 32 ans. Un délinquant multirécidiviste. Il connaît Chérif Kouachi.
Ils se sont rencontrés en détention.

Les policiers du Raid lancent l’assaut dans la foulée de l’attaque menée à Dammartin-en-Goële par leurs collègues du GIGN. Le preneur d’otages est tué. Quatre autres cadavres sont retrouvés dans le magasin. Il y a aussi des blessés.

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