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Industries créatives : l'exemple wallon


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Industries créatives : l'exemple wallon

Bienvenue dans ce nouvel épisode de Business Planet. Cette semaine, direction Namur en Wallonie. Cette région belge – tout comme la Toscane, en Italie – est officiellement l’un des deux districts créatifs européens. Autrement dit, ici, en Wallonie, on a su moderniser une industrie traditionnelle et créer un véritable éco-système qui permet aux entrepreneurs innovants de se développer et de s’internationaliser à l’image de ce duo de créateurs : Thibaut, architecte d’intérieur et Hélène graphiste. À eux deux, ils ont eu une idée de génie : créer et vendre des verrines qui se mangent. Pour lancer leur produit, ils ont décroché une bourse de 40.000 euros, et ont pu accéder à Nest-Up, un accélérateur pour start-ups innovantes basé en Wallonie.

Thibaut Gilquin, co-fondateur de Do Eat :
“ On est arrivés ici juste avec une idée. Pendant trois mois, de 8h à 20h, on a été ‘accélérés’, accompagnés de deux coachs personnalisés. Et cela nous a permis de construire vraiment notre entreprise, d’avoir un business-model, un business plan, faire des études de marché, et vraiment construire la société. “

Hélène Hoyois, co-fondatrice de Do Eat :
“ On a appris à défendre notre projet, à le ‘pitcher’ en moins d’une minute pour convaincre les investisseurs. D’ailleurs, on a réussi à faire une première levée de fonds de 60.000 euros. “

Les résultats sont encourageants. La production ne cesse d’augmenter, l’entreprise collabore avec deux chefs étoilés, et les produits sont désormais vendus un peu partout en Europe. Les verrines, fabriquées à base de pomme de terre, sont produites dans un atelier du Hainaut – l’une des provinces les plus touchées par la crise en Wallonie.

Thibaut Gilquin, co-fondateur de Do Eat :
“ On est très attachés à notre région et on aimerait développer le produit et automatiser la production, mais aussi continuer à travailler avec ces ateliers qui se trouvent près de chez nous et qui vont nous aider justement à grandir, avec nous et avec eux. “

Hélène Hoyois, co-fondatrice de Do Eat :
“ C’est important pour nous de rester dans l’accélérateur Nest-Up, car nous y rencontrons beaucoup de start-ups, avec qui nous avons des échanges, des conseils, notamment pour le développement de notre site internet. “

Pour mieux comprendre comment tout cela fonctionne, mais surtout pour quels résultats, notre équipe s’est rendue à Bruxelles pour rencontrer celui qui est à l’origine de ce projet : Jean-Claude Marcourt. C’est en 2011 que le ministre wallon de l‘Économie a lancé le projet ‘Creative Wallonia’. Il mise alors sur l’innovation et la créativité.

Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l‘Économie :
“ La créativité, elle est souvent limitée à l’industrie créative : le cinéma, le design. Ce que j’ai voulu vraiment faire, c’est faire de la créativité industrielle, c’est-à-dire de faire émerger de nouveaux modes de comportement dans notre industrie et dans nos services. “

Et aujourd’hui, ce sont une vingtaine d’actions concrètes qui sont sur les rails en Wallonie, comme cet accélérateur de start-ups, mais aussi des espaces de co-working, des formations spécifiques pour les jeunes, ou encore un observatoire des tendances.

Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l‘Économie :
“ Un ami entrepreneur a pris un anthropologue comme adjoint, parce que justement cet anthropologue n’avait aucune idée de ce qu’est un bilan ou un compte de résultat. Mais, ce qu’il lui a apporté, c’est un regard très différent sur les besoins des clients et sur la manière d’y répondre. “

Pour Thibaut Gilquin et Hélène Hoyois, les co-fondateurs de Do Eat, les clés du succès sont les suivantes : ‘se faire confiance. Faire confiance aux autres. Et surtout, ne pas avoir peur de parler de son idée !’

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