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En 2014, Airbus a enregistré plus de commandes que Boeing


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En 2014, Airbus a enregistré plus de commandes que Boeing

Avec 1.456 commandes nettes, le constructeur aéronautique européen Airbus a une nouvelle fois vendu plus d’avions que Boeing l’an passé mais il a livré moins d’appareils que son rival américain et on sait que le fabricant n’est payé qu‘à la livraison.
Airbus, principale filiale d’Airbus Group, souligne toutefois dans un communiqué “avoir dépassé ses objectifs en 2014”, en livrant un nombre record de 629 appareils contre 626 en 2013. Ce nombre est inférieur aux 723 livraisons annoncées par Boeing il y a quelques jours.
Jusqu‘à la semaine dernière, l’américain était donné vainqueur tant sur les commandes que les livraisons. Mais comme souvent, Airbus a multiplié les contrats en décembre.
L’année dernière aura été marquée par la finalisation des essais du nouvel avion long courrier A350 l‘été dernier, sa certification à l’automne et la livraison du premier exemplaire à la fin du mois de décembre.
L’A350 est en passe de devenir la locomotive commerciale d’Airbus, ce qui ne devrait pas être le cas de l’A380 dont les ventes déçoivent.

Duplex avec Fabrice Brégier : Directeur exécutif d’Airbus

Antoine Juillard, Euronews :
“L’A350, le dernier né d’Airbus est promis à un bel avenir commercial : quelles sont les attentes, les ambitions d’Airbus par rapport à ce long courrier ?

Fabrice Brégier : directeur exécutif d’Airbus

“On a lancé ce nouvel avion avec beaucoup de matériaux composites, notamment tout le fuselage, la voilure; pour le rendre plus léger, donc consommer moins de carburant, à partir de 2007. ça a été huit ans d’efforts pour livrer le premier appareil à Qatar Airways et maintenant on est dans la montée en cadence. On a déjà 750 commandes on a déjà 40 clients. On attaquera un marché avec cet avion, de l’ordre de 6.000 appareils. Donc l’enjeu est considérable pour l’avenir long terme d’Airbus et de toute la filière aéronautique européenne.

Euronews
Donc l’A350 peut devenir très facilement la locomotive commerciale d’Airbus, en revanche c’est un rôle que l’A380 ne peut plus remplir en raison de sses faibles ventes. A ce sujet, est-ce qu’il y a une décision qui va être prise par Airbus sur la continuation ou non de la production de l’A380 ?

Fabrice Brégier
“Non, sur l’A380 on a livré en fait 30 appareils l’année dernière c’est un bon résultat et on continuera sur ce rythme les prochaines années. Nous avons maintenant un retour extrêmement favorable des compagnies aériennes clientes, et de leurs passagers. Cet avion offre un niveau de confort inégalé et en plus vous savez que le marché aéronautique double de taille environ tous les 15 ans . ça veut dire qu’on aura besoin de plus en plus de gros avions comme l’A380. Donc il va trouver sa voie progressivement, le marché s‘élargira. Effectivement un jour dans l’avenir on étudiera des évolutions de l’A380 actuel mais ça n’est pas à l’ordre du jour.

Euronews
Est-ce que vous pouvez chiffrer ou nous donner une idée de ce que représente la baisse de l’euro pour Airbus.

F. Brégier
La baisse de l’euro est extrêmement importante pour toutes les industries exportatrices et nous nous exportons 100%. Et en plus nous faisons face à un concurrent : Boeing, qui a des coûts en dollars. C’est un effet immédiat pour les plus petites entreprises, qui elles n’ont pas des mécanismes de couverture de change à terme. Nous nous en avons, donc nous sommes moins sujets aux fluctuations dans un sens ou dans l’autre mais à terme on peut dire que 10 centimes d‘écart de l’euro par rapport au dollar, c’est un milliard d’euros en plus ou en moins pour Airbus. Donc sur le long terme effectivement c’est extrêmement important.

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