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Nigéria : atrocités de Boko Haram vues du ciel


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Nigéria : atrocités de Boko Haram vues du ciel

Amnesty International et Human Rights Watch ont publié des photos satellites montrant les destructions provoquées par une attaque du groupe armé Boko Haram lancée le 3 janvier à Baga et à Doron Baga, sur les rives du lac Tchad, dans le nord-est du Nigéria.

L’une des villes a “presque été rayée de la carte en l’espace de quatre jours”, ajoute Amnesty. Des centaines de personnes, voire plus, pourraient avoir été tuées, selon l’ONG. L’organisation de défense des droits de l’Homme relate également le récit d’un témoin selon lequel une femme enceinte a été abattue alors qu’elle accouchait.

D’après HRW, la ville de Doron Baga, qui se trouve à 2,5 km à la sortie de Baga et abrite la base d’une force armée régionale, la Multinational Joint Task Force (MJTF), a été la plus durement touchée.

“Ce massacre est un crime contre l’humanité”, a réagi le chef de la diplomatie américaine John Kerry.

Les photos fournies par Amnesty ont prises avant et après l’attaque.

1. “Cette photo satellite montrant une vue d’ensemble de la zone de Baga a été prise le 7 janvier”. © Amnesty/ DigitalGlobe

2. Image satellite de Doro Baga prise le 2 janvier. “Les zones en rouge indiquent une forte végétation”. Cette dernière est “pratiquement inexistante sur l’image du 7 janvier. Presque toutes les structures ont été rasées”.

© Amnesty/ DigitalGlobe

3. Image de Baga, le 2 janvier. “Beaucoup de toits de chaume sont visibles. Ils avaient été reconstruits après une attaque à Baga en avril 2013”.

Image de Baga prise cinq jours plus tard. “De nombreux toits ont été détruits. Les couleurs sombrent représentent des zones brûlées”. © Amnesty/ DigitalGlobe

4. Image de Baga le 2 janvier.

© Amnesty/ DigitalGlobe

5. Image satellite montrant une zone d’habitation dense à Doron Baga prise le 7 janvier.“Cela montre que presque toutes les structures ont été rasées.”

© Amnesty/ DigitalGlobe

6. Images satellite prise le 2 et le 7 janvier, montrant Doron Baga du côté du Lac du Tchad. “Les bateaux visibles le 2 ne le sont plus cinq jours plus tard”.

© Amnesty/ DigitalGlobe

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