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Grèce : semaine cruciale

Semaine cruciale en Grèce, où, à quelques jours des élections anticipées du 25 janvier, Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, est toujours donné en tête

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Grèce : semaine cruciale

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Semaine cruciale en Grèce, où, à quelques jours des élections anticipées du 25 janvier, Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, est toujours donné en tête des sondages.

Fatigués par des années d’austérité, de nombreux Grecs sont prêts à faire confiance au jeune chef de la gauche radicale qui a mis la renégociation du programme d’aide et l’effacement partiel de la dette publique (175% du PIB) au coeur de son programme.

Face à une opposition anti-austérité qui a le vent en poupe, le parti de centre droit Nouvelle Démocratie du premier ministre Antonis Samaras continue de parier sur un programme de croissance et de discipline financière. Dans la dernière ligne droite, il a multiplié les mises en garde en cas de victoire de Syriza dimanche.

Dora Bakoyannin, candidate : “Les électeurs grecs ont à prendre une décision très grave : soit voter pour nous, et rester dans un programme de réforme économique qui sortira le pays de la crise pour de bon, soit voter pour Syriza, et courir le risque de placer la Grèce dans un scénario aux conséquences imprévisibles.”

Mais la question aujourd’hui, plus que la capacité de la droite à l’emporter, est bien de savoir si Syriza réussira ou non à s’assurer une majorité absolue de 151 sièges au parlement.

Nikos Pappas, candidat : “Syriza espère que la prochaine élection dimanche lui apportera un gouvernement solide avec une majorité parlementaire claire. Un gouvernement capable de garantir la stabilité politique et d’aller vers un nouvel accord économique avec nos partenaires européens.”

S’il ne fait pas le plein, le parti Syriza devra trouver des partenaires, quitte à faire des concessions. Le Parti communiste grec a depuis longtemps rejeté les appels du pied de Siriza, malgré des racines communes, et le nouveau parti centriste To Potami, est lui déjà très courtisé.

Dimitris Tsiodras, candidat : “ nous sommes prêts à collaborer avec celui qui est porté en tête. Si c’est Syriza, notre condition, c’est que la Grèce ne s‘écarte jamais de la voie européenne, si c’est Nouvelle Démocratie, nous voulons qu’elle se débarrasse de ses éléments d’ultra droite et qu’elle rectifie ses pratiques dans le secteur public.”

Angelos Koveos, analyste : “le fait que cette campagne électorale, malgré la situation critique du pays, ressemble presque en tous points à celle de 2012 prouve le peu de progrès politique réalisé depuis. Ma crainte, c’est que, après le 25 Janvier la grave crise économique que nous subissons ne se transforme en une crise politique profonde”.

“C’est certainement l‘élection la plus importante de l’histoire moderne de la Grèce, et dont l’issue peut amener des changements fondamentaux dans les modèles politiques, économiques et sociaux du pays. A Athènes pour Euronews, Stamatis Giannisis.”