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'Quitter' : une alternative anticapitaliste à Twitter

Un Twitter fédéraliste autodéclaré alternative aux « services centralisés et capitalistes » ? C’est Quitter et ce réseau social décentralisé vient de connaître une semaine à aucune autre pareil.
Cette modeste copie conforme en surface de Twitter, qui existe depuis 2010, a en effet été prise d’assaut par des utilisateurs espagnols de Twitter. Tous ont suivi le mouvement d’humeur d’un célèbre bloggeur espagnol, @Barbijaputa, qui après s’être estimé censuré par Twitter suite à un échange avec un autre utilisateur, a décidé de se tourner vers Quitter le 16 janvier dernier.

Hier, En Kompis Kompis, la société suédoise derrière Quitter, a expliqué avoir été dépassée par ce rapide afflux de nouveaux utilisateurs. 2 500 se seraient inscrit selon le chiffre avancé par la petite société. Ses fondateurs ont rapidement ajouté de la mémoire ram aux serveurs basés en Suède pour palier le ralentissement de service que cela avait induit.

Quitter est à l’image des objectifs affichés d’En Kompis Kompis (‘un ami d’ami’ en suédois) : un logiciel libre et gratuit. Décentralisé, Quitter n’est pas un site à proprement parlé. Les utilisateurs peuvent se connecter et s’inscrire via plusieurs ‘versions’ du site (quitter.se, quitter.is, quitte.es et quitter.zone) ou utiliser Quitter sans s’inscrire en utilisant un serveur propre en le téléchargeant.
En cela Quitter est donc intrinsèquement différent de l’original dont il s’inspire.

De nombreux réseaux sociaux venus du logiciel libre, ou tout au moins défendant un plus grand respect des données personnelles des utilisateurs, tentent de résister face aux géants connus de tous : Diaspora, Pump dog, Friendica, GNU Social, Ello… Ils s’opposent clairement à la centralisation des données et / ou à la publicité et l’utilisation commerciale de ces données. Certains se connectent aux réseaux sociaux plus connus ; d’autres restent fermés à sa seule communauté.

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