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Législatives grecques : les expatriés grecs ne peuvent pas voter


Le bureau de Bruxelles

Législatives grecques : les expatriés grecs ne peuvent pas voter

Pour voter aux législatives de ce dimanche, en Grèce, il faut être… en Grèce. Selon la loi électorale grecque, les expatriés ne peuvent exercer leur devoir civique. Le vote par correspondance, par procuration ou aux consulats est proscrit.
Une déception pour ceux qui n’ont pas acheté de billet pour Athènes.

C’est le cas de Nikos, un des 20 000 grecs résidant à Bruxelles :

“Ce qui se passe en Grèce affecte notre quotidien. Nous avons des proches, pour la plupart d’entre nous, en Grèce, et ceux qui sont propriétaires paient des impôts.”

La diaspora grecque compterait entre 6 et 7 millions de personnes pour 11 millions d’habitants en Grèce.

Nick, lui a quitté le pays en 2011, en pleine crise économique :

“J’ai vécu ces dernières années hors de la Grèce mais ça ne signifie pas pour autant que je ne m’inquiète pas pour ma famille et pour l’avenir de mon pays. J’espère que le prochain gouvernement va améliorer la situation en Grèce, pour qu’on puisse y retourner un jour.”

Lors du scrutin de 2009, les deux grandes forces politiques grecques avaient mis la main au porte-monnaie pour rapatrier certains de leurs partisans.

Cette fois, des financements participatifs ont été lancés, visant à permettre aux citoyens grecs de l‘étranger de voter, à l’instar de l’appel au don de l’association Grèce-France Résistance, issue du pôle parisien de Syriza.

En Belgique, des membres de Syriza ont pu récolter par ce biais de quoi financer le voyage de 70 personnes, parmi lesquelles Stefanos.

“Nous avons grandi ici, nous avons étudié ici, et chacun de nous souhaite contribuer ici avec ses connaissances et son expérience, explique-t-il. L’immigration n’est pas un choix de mode de vie, on est pas parti juste pour gagner 500 euros de plus chaque mois et se payer une meilleure voiture. On est parti car c‘était la meilleure manière de vivre dignement de ce qui nous intéresse.”

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