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La décision de la BCE est une bonne, théoriquement.....


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La décision de la BCE est une bonne, théoriquement.....

Qu’est-ce qu’un quantitative easing ou si vous préférez : un assouplissement quantitatif, comme celui décidé jeudi par la BCE ?

Avant de répondre à cela nous devons examiner deux choses.

- Tout d’abord, qu’est-ce qu’une obligation ?

Les Etats empruntent de l’argent en émettant des titres de dettes appelés obligations. Ceux qui achètent ces obligations : essentiellement des banques, perçoivent une rémunération régulière jsuqu‘à la fin de vie de ces obligations : leur échéance. Ceci dit, les investisseurs peuvent vendre ces titres de dette avant qu’ils arrivent à échéance.

- Deuxième point : quel sont les objectifs de la BCE ?
Le premier c’est la stabilité des prix : le retour de l’inflation à 2% en rythme annuel alors que celle-ci était négative de 0,2% en décembre et que la déflation guette la zone euro.

Donc la BCE a décidé de racheter les obligations détenues par les banques qui vont chercher à faire fructifier cet afflux d’argent en prêtant aux ménages et aux entreprises ou bien en plaçant ces liquidités sur des produits financiers plus rentables que les obligations : des actions d’entreprise par exemple, ce qui est toujours bon pour la croissance.

“La taille du programme de rachat de la BCE a été plus grande que ce qu’on pensait mais plus important est sa durée qui reste ouverte, explique Mark Hafaele responsable du département investissement monde chez UBS. Donc la BCE peut faire plus si elle le juge nécessaire. Et l’autre chose importante c’est qu’il y a un partage des risques donc c’est à plusieurs titres une annonce historique”.

Quand vous achetez une obligation vous pouvez gagner ou perdre de l’argent quand vous la vendez, avant ou à son échéance. Il y a donc un risque pour les banques centrales nationales – véritables bras armés de la BCE – qui vont acheter la dette de leur propre pays. Car seulement 20% de ce risque sera mutualisé par les 19 banques centrales de la zone euro. Chacune d’entre elle portera donc à 80% le risque sur des pertes éventuelles.

Mais les ménages et les entrepreneurs seront-ils plus friands de prêts qu’ils ne le sont actuellemrnt ? La baisse attendue des taux d’intérêt semble être une réponse positive à cette question. Mais la réponse tient avant à la confiance dans l’avenir dea gents économiques.
Qu’adviendra-t-il si malgré cet afflux d’argent, les banques n’arrivent toujours pas à irriguer l‘économie réelle via les ménages et les enteprises ? En clair, si la transmission de la politique monétaire de la BCE ne fonctionne pas ?
Car l’institution européenne semble bien avoir tiré jeudi la dernière de ses cartouches.

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