DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Gravity : on n'arrête plus Lindsey Vonn !

Bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré au ski alpin. En arrivant à Saint-Moritz, Lindsey Vonn venait de battre le record de

Vous lisez:

Gravity : on n'arrête plus Lindsey Vonn !

Taille du texte Aa Aa

Bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré au ski alpin.

En arrivant à Saint-Moritz, Lindsey Vonn venait de battre le record de victoires en Coupe du monde.

Ce dimanche, elle l’améliore encore en gagnant le super-G disputé dans la station des Grisons.

Elle ajoute un 64e succès à sa collection après avoir égalé puis dépassé Annemarie Moser-Pröll à Cortina d’Ampezzo le week-end dernier.

64, et très bientôt sans doute, davantage : la compagne de Tiger Woods n’a pas l’intention de partir en retraite avant les prochains Jeux olympiques, en 2018.

A Saint-Moritz, elle prend tous les risques, ce qui lui avait d’ailleurs coûté la victoire la veille lors de la descente.

Cette fois, pas de faute d’intérieur et un chrono d’1 minute 23 secondes et 55 centièmes.

Fenninger se rapproche de Maze

Un chrono sur lequel vient buter Anna Fenninger, la championne olympique de la spécialité.

L’Autrichienne avait déjà terminé deuxième des précédents super-G, à Val d’Isère et à Cortina.

Anna Fenninger, qui devance sa compatriote Nicole Hosp, fait tout de même une bonne opération dans la course au gros globe de cristal.

Elle revient à moins de 200 points de Tina Maze, piégée sur le bas de l’Engiadina.

La Slovène rate une porte tout comme Tina Weirather ou Elisabeth Görgl.

Au lendemain de sa victoire à domicile, Lara Gut est victime d’une chute sans gravité.

Le choc des générations

Ce super-G de Saint-Moritz était la dernière course féminine avant le coup d’envoi des Mondiaux prévus au Colorado.

Entre la jeune garde – incarnée par Shiffrin, Gut et Fenninger – et les trentenaires comme Vonn, Maze et Görgl, notre consultant Franck Piccard s’attend à un choc des générations.

Franck Piccard : “J’espère car cela met du spectacle, cela met du baume au coeur à tout le monde que le ski se renouvelle régulièrement. Il y a toujours eu cette opposition entre ceux qui sont là en place et les jeunes talents, les jeunes pousses qui arrivent avec de nouvelles techniques, de nouvelles façons de skier, et de nouvelles préparations. Cela a été le cas de Shiffrin, et ce sera le cas d’autres personnes. Les anciennes jouent sur l’expérience, sur leur capacité à tenir les rênes, à tenir la maison. Donc cette confrontation pousse tout le monde vers le haut. Impossible de dire qui va prendre le pouvoir ou pas. Souvent malgré tout, ce sont les gens qui ont de l’expérience qui réussissent sur une saison de Coupe du monde, mais sur un championnat du monde, ça peut très bien être quelqu’un de très jeune et de très talentueux qui peut gagner.”

Carré d’as à Kitzbühel

Quel est le point commun entre Dominik Paris, Alexis Pinturault, Kjetil Jansrud et Mattias Hargin ?

Ces quatre skieurs viennent de toucher le Graal à Kitzbühel, où une victoire est presque aussi importante qu’un titre mondial ou un titre olympique.

Vendredi, l’Italien Dominik Paris signe le premier succès de sa carrière en super-G, mais son deuxième succès sur la Streif après celui obtenu en descente en 2013.

Placé à l’issue du super-G, le Français Alexis Pinturault assure ensuite dans la manche de slalom pour s’adjuger le super-combiné pour la deuxième année d’affilée.

Samedi, Kjetil Jansrud met moins d’une minute pour franchir en vainqueur la ligne d’arrivée d’une descente-sprint avec deux centièmes d’avance sur Dominik Paris.

Enfin ce dimanche, grande première pour le Suédois Mattias Hargin qui ouvre son palmarès, à 29 ans, en gagnant le slalom devant les deux cadors de la discipline, Marcel Hirscher et Felix Neureuther.

Quand Didier Cuche dompte une dernière fois la Streif

Nous sommes le 21 janvier 2012 à Kitzbühel et il neige à gros flocons, ce qui oblige les organisateurs à abaisser le départ de la descente.

Cela n’empêche pas le Suisse Didier Cuche de s’imposer devant trois Autrichiens : Romed Baumann, Klaus Kroell, et Joachim Puchner.

L’ancien boucher remporte ce jour-là sa cinquième descente dans la station du Tyrol, un record !

Et un paradoxe alors qu’il n’a jamais gagné devant son public à Wengen, où il s’est classé deuxième en 2007, en 2008 et en 2011.

Quelques semaines plus tard, à presque 38 ans, Didier Cuche enfilera un costume d‘époque pour la dernière course de sa carrière…

It’s snowtime

Rendez-vous dimanche prochain pour un numéro spécial de Gravity où on parlera des championnats du monde organisés à Vail et à Beaver Creek.

En attendant, voici notre sélection des plus belles images du week-end : “it’s snowtime” !