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Grèce : après la liesse, espoir et inquiétude

Après la large victoire de la gauche radicale, les Grecs attendent de Syriza un vrai changement. Mais jusqu'où peut on faire des miracles ?

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Grèce : après la liesse, espoir et inquiétude

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Ce matin les journaux grecs saluaient la victoire de la gauche radicale Syriza, avec un chiffre qui s‘étale en une, 36%, des unes qui relaient aussi les incertitudes sur l’avenir, notamment l’avenir de la Grèce dans l’Europe.

Point of view

Ne faisons pas des rêves fous, mais espérons que tout s'arrange pour nos enfants

“Les Grecs ont voté pour un changement sur la scène politique, explique notre correspondante Fay Doulgkeri. Au lendemain de l‘élection , certains sont optimistes et ont de l’espoir, d’autres sont inquiets, mais ils sont tous d’accord sur le fait que le pays a besoin de changement. Les unes des journaux aujourd’hui sont partagées entre la victoire de Tsipras et la difficile période qui l’attend.”

Athènes a des airs de lendemain de fête. La tente du parti Nouvelle Démocratie est rapidement démontée. La réalité reprend ses droits et certaines certitudes ont déjà la gueule de bois.
“Je ne pense pas que les choses vont changer, pour nos retraites par exemple, dit une dame âgée, parce qu’il y a la dette, ne faisons pas des rêves fous, mais espérons que tout s’arrange pour nos enfants.”

“Il y a toujours l’espoir que les choses changent, rajoute une autre, c’est pour cela qu’il a été élu, avec l’espoir d’un changement. Certains ont le sourire, d’autres non, d’autres ont peur.”

Devant le ministère des Finances, les affiches et slogans des femmes de ménage vont peut-être enfin disparaître. Voilà plus d’un an qu’elles manifestent, 600 d’entres elles ont été licenciées par le gouvernement.

“Nous sommes très très contentes, dit une manifestante, c’est ce qu’on attendait, c‘était notre seul espoir pour la cause que nous défendons. On attendait l‘élection de Mr Tsipras parce qu’il va nous réembaucher. “

Ces femmes de ménage étaient devenues le symbole de la souffrance d’une nation, mais aussi de sa résistance. Elles espèrent simplement désormais retourner au travail.