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Arrêt des privatisations en Grèce : l'exécutif froisse les autorités chinoises


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Arrêt des privatisations en Grèce : l'exécutif froisse les autorités chinoises

Les autorités chinoises sont “préoccupées” par l’arrêt de la privatisation du port du Pirée près d’Athènes, annoncé par le nouveau gouvernement grec. Le conglomérat chinois Cosco était pressenti pour en racheter la majorité des parts : les 67% de parts que l’Etat grec possède dans la société de ce port.

“Nous allons continuer avec ce qui a été décidé par le précédent gouvernement, je le dis clairement, a affirmé Giorgos Stathakis le nouveau ministre de l’Economie. Nous avons des contacts réguliers avec la Chine et les choses sont clairement en faveur de ce qui a été décidé jusqu‘à maintenant”.

Le processus de privatisation qui a été stoppé par le nouveau gouvernement grec concerne le port du Pirée et celui de Thessalonique. Le Port du Pirée, le plus grand du pays, est un pièce maîtresse du vaste plan de privatisations exigé par les créanciers du pays.
Le processus de privatisation du port du Pirée avait été lancé par le gouvernement de coalition sortant d’Antonis Samaras.
En 2008, le groupe chinois Cosco avait obtenu une concession pour développer les deux princiapux terminaux de conteneurs du port. Le gouvernement Tsipras ne reviendra pas là-dessus mais il a mis un terme au processus de privatisation du premier port grec.

“La première phase de la privatisation du port du Pirée est une des rares “success story” de l’Etat grec en matière de privatisations, explique notre correspondante à Athènes Symela Touchtidou. Depuis que l’opération a débuté en 2008, le volume de conteneurs ayant transité par le port du Pirée est en hausse de 130%. Mais aujourd’hui, les relations entre le nouveau gouvernement grec et les investisseurs chinois sont sur le fil du rasoir.

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