DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Est de l'Ukraine : "nous sommes fatigués de trembler"


Ukraine

Est de l'Ukraine : "nous sommes fatigués de trembler"

Dans l’Est de l’Ukraine, la ville de Debaltseve contrôlée par les forces de Kiev, est encerclée par les séparatistes prorusses, affirment les rebelles. Ce combat pour cette localité stratégique s’est étendue à d’autres villes de la zone, selon notre reporter Sergio Cantone qui s’est rendu dans l’une d’entre elles, Popasna.
Popasna, qui n’a pas été épargnée par les bombardements, est située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Louhansk, bastion des sécessionnistes.

“On va faire le calcul : nous avions 22 000 habitants, indiquait le maire de la ville. A présent, il y en a juste 4 000 ou 5 000 qui vivent ici. Certains continuent à partir.”

Au point de contrôle de l’armée ukrainienne, notre équipe a d’ailleurs vu deux bus évacuant des enfants et des personnes âgées ainsi que des civils fuyant la ville à bord de leur voiture.

“Nous sommes fatigués de trembler. Nous ne savons pas ce qui va se passer, déplorait une résidente. Ici, l’explosion était tellement forte qu’elle a secoué ma maison. Quand est-ce que tout sera terminé? J’ai peur pour les enfants. Les enfants ne vont pas à l‘école. Ce n’est pas bon.”

“Une roquette Grad est tombée en venant de cette direction. Je ne sais pas qui l’a tirée, raconte une autre habitante, traumatisée par un bombardement. (…) Nous avons déjà tout dégagé. Là, c‘était une galerie avec des bâtiments et là, il y avait une maison et c’est tout ce qu’il en reste”, ajoute-t-elle en montrant un amas de débris.

A Enakieve, une ville plus proche de Debaltseve que ne l’est Popasna, certains civils ont hâte que cette localité stratégique tombe aux mains des séparatistes afin, disent-ils que les bombardements cessent.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Bonne entente à Athènes entre Schulz et Tsipras