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Egypte : mourir pour un club de foot ?


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Egypte : mourir pour un club de foot ?

Que s’est-il vraiment passé ce dimanche à l’entrée du stade des Forces aériennes du Caire ?
Les autorités parlent d’une bousculade provoquée par des supporteurs venus sans billets. Une version contestée par des témoins qui accusent la police d’avoir provoqué la bousculade en tirant des gaz lacrymogènes sur une foule comprimée derrière des barrières métalliques.

Le bilan officiel fait état de 19 morts. Certaines sources médicales avancent le chiffre de 40 décès.

Ayman Younis est un ancien joueur du Zamalek, ce club dont des supporters sont morts ce dimanche. Il déplore la manière avec laquelle les jeunes supporters sont manipulés. “Ces gamins se disent prêts à mourir pour des clubs, explique-t-il. Mais c’est absurde : on ne meurt pas pour un club de foot ! Et pourtant, certains de ces jeunes, entraînés par la pauvreté et l’appât du gain, sont prêts à devenir des ultras.”

Les groupes d’ultras en Egypte se sont souvent trouvés en première ligne ces dernières années dans des manifestations politiques, se heurtant régulièrement aux forces de l’ordre.

Ahmed Salem a perdu son voisin Islam Emad dans la tragédie de ce dimanche. “Islam étudiait pour devenir ingénieur. Il est allé au stade et il est mort à cause des gaz lacrymogènes. Certains de ses amis ont été blessés par des tirs de chevrotine”.

Ce drame survient trois ans celui de Port-Saïd.
Les supporteurs de deux clubs rivaux s‘étaient affrontés sur fond d’antagonisme politique. La police avait laissé faire. 74 personnes avaient trouvé la mort.

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