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Les prêts en francs suisses n'ont pas fini de faire souffrir

Les emprunts en francs suisses et donc indexés sur l‘évolution de la monnaie helvétique, n’ont pas fini de faire souffrir. En Europe de l’est et notamment en Roumanie, les particuliers sont nombreux à avoir été séduits avant la crise de 2008 par ces emprunts aujourd’hui empoisonnés.

Daniela Gornea a 37 ans est mère de deux enfants. Avec son mari elle a contracté un prêt de 65.000 euros en francs suisses pour acheter leur maison au sud de Bucarest. Mais le franc suisse qui évolue librement depuis le 15 janvier a fait gonfler les remboursements du couple.

“Je pense que je vais perdre cette maison, affirme Daniela Gornea. Je n’ai pas d’autre solution 740 francs suisses ça équivaut à 3.700 lei roumains sur un total de revenus de 4.000. Je ne peux rien planifier donc c’est clair que cette maison je vais la perdre”.

Des centaines de milliers de ménages sont victimes de ce type d’emprunt et leur destin est lié à l‘évolution de la monnaie suisse. Le 15 janvier, le franc suisse s’est apprecié de 30% quand la Banque centrale helvétique a décidé de ne plus soutenir son cours.

“La banque centrale roumaine a commencé à discuter avec les banques, en leur demandant de laisser leurs portes ouvertes et faire preuve de compréhension avec leurs clients, affirme Adrian Vasilescu conseiller du gouverneur de la banque centrale roumaine. D‘être disponibles pour négocier et d‘étudier chaque cas un par un, chaque situation et d’essayer de trouver des solutions”.

Aujourd’hui, le franc suisse est pratiquement à parité avec l’euro. Sa valeur a augmenté de 20% en un mois. La banque nationale suisse estime à 230 milliards de francs suisses les prêts octroyés en Europe, libellés dans la monnaie helvétique.

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