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Pulp fiction, les couvertures du roman de gare à l'Australienne


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Pulp fiction, les couvertures du roman de gare à l'Australienne

Femme fatale au regard provocant, titre suggestif, voilà quelques-unes des caractéristiques types des couvertures des romans de gare présentées à la bibliothèque d‘État de Sydney. Une exposition consacrée à cette période où le “made in Australie” a inondé le marché national, dans les années 40 et 50, quand, confronté à une pénurie de dollars américains, le gouvernement interdit l’importation des États-Unis de ce type de littérature dans le cadre d’importantes mesures de régulation commerciale.

“‘Devons-nous vraiment acheter ce genre de bêtises aux Américains ? Pourquoi ? Nous sommes tout à fait capables de produire de très bonnes bêtises ici, en Australie’. Ce qu’ils ont fait quand l’opportunité s’est présentée”, précise l‘écrivain Peter Doyle, organisateur de l’exposition.

Les personnages féminins de cette littérature étaient très stéréotypés, explique la conservatrice de la bibliothèque, Rachel Frank : “elles étaient soit des femmes fatales, plantureuses et blondes et superbes”, dit-elle, soit les victimes d’histoires très violentes.

L’industrie a connu un développement fulgurant, jouant en permanence avec les limites de la morale de l‘époque, selon Peter Doyle : “c‘était le concours de celui qui serait le plus attirant, tout en évitant de s’attirer des ennuis de la part de la police ou de la censure.”

L’exposition est programmée jusqu’au 10 mai.

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