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La Grèce réclame une aide prolongée, Berlin écarte un marchandage


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La Grèce réclame une aide prolongée, Berlin écarte un marchandage

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La Grèce avance un pion. Après deux semaines de tractations infructueuses avec ses partenaires de la zone euro, elle devrait déposer ce jeudi une demande de prolongation de six mois d’un accord de prêt, mais sans le programme de mesures qui l’accompagne. Parmi elles figurent notamment la promesse de ne pas détricoter les réformes déjà engagées, de ne pas en engager de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d’Athènes à rembourser tous ses créanciers.
Si elle est jugée valable, un Eurogroupe pourrait se tenir vendredi. Mais pour l’Allemagne, une telle formule n’est pas envisageable : “La Grèce a vraiment fait des progrès au cours des dernières années ce qui doit être respecté souligne Wolfgang Schäuble. Mais ce n‘était pas gratuit, ce n’est gratuit nulle part. Mais c‘était le meilleur moyen, s’il y en a un meilleur, d’accord, mais nous n’en n’avons pas vu d’autre pour le moment.”

Le Premier ministre grec entend garantir une aide financière au pays, le temps de conclure un nouvel accord sur sa dette, sans mettre en œuvre les
politiques d’austérité exigées en retour par les créanciers. Bien conscient des difficultés, il pense que les négociations aboutiront : “Nous sommes à un point critique des négociations, critiques et sensibles. Nous soumettons des propositions et j’espère que nous allons passer ce cap, ce qui nous donnera la possibilité d’avancer.”

Pour l‘économiste allemand Daniel Gros, ce sera très difficile pour la Grèce de modifier les conditions de ses prêts. Alors pour faire passer la pilule, la sémantique pourrait venir au secours du gouvernement Tsipras : “Le compromis possible est que le gouvernement grec signe un accord sensiblement identique au précédent, peut-être avec une certaine souplesse en ce qui concerne les objectifs budgétaires. La substance sera la même, mais avec un nom différent comme pacte de croissance, lutte contre la corruption et l‘évasion fiscale. Tout le monde est en faveur de cela, et si cela fait les gros titres, alors peut-être, du côté grec, on sera en mesure de l’accepter.”

Si la proposition grecque est rejetée, ce qui est probable, Alexis Tsipras demandera la tenue d’un sommet spécial de l’Eurogroupe. Objectif : trouver une solution politique.

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