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La Turquie entre négociations et répression accrue


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La Turquie entre négociations et répression accrue

Des heurts ont eclaté en Turquie ce week-end entre les forces de l’ordre et des centaines de manifestants kurdes qui réclament la libération de leur leader Abdullah Ocalan, a l’occasion du seizième anniversaire de sa capture.

Grâce à des négociations, qui restent secrètes, le prisonnier pourrait appeller à la fin des hostilités en Turquie, d’ici le printemps prochain. Mais le gouvernement met la pression.

“Un processus de paix nécessite de la véracité, il exige du courage, mais surtout, un processus de paix a besoin de bonne volonté, déclare le Premier ministre turc. Il ne suffit pas de parler du processus tous les jours. Des mesures concrètes doivent d’abord être prises.”

En parallèle, le gouvernement prépare une nouvelle législation pour renforcer les pouvoirs de la police, pour faciliter notament les gardes à vue ou les écoutes téléphoniques.

Au Parlement, cinq députés ont été blessés lors d’une bagarre générale. L’opposition dénonce la naissance d’un Etat policier.

“ Si le gouvernement veut adopter sa loi sécuritaire, tout en faisant avancer les négociations de cessez-le-feu, alors ils ne sont pas sur la même page que nous. Ils font une énorme erreur”, annonce Lea Der Selahattin Demirtas, chef du HDP, parti de l’opposition pro-kurde.

Les militants du PKK, qui luttent depuis plus de trente ans, réclament maintenant un statut d’autonomie pour leur région. Les négociations pourraient aboutir avant les prochaines élections turques, en juin prochain.

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