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Le Plan européen d'Investissement au secours de la croissance

Au cours des deux dernières années, il vous est sûrement arrivé de discuter, en famille ou entre amis, de la situation économique en Europe, du

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Le Plan européen d'Investissement au secours de la croissance

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Au cours des deux dernières années, il vous est sûrement arrivé de discuter, en famille ou entre amis, de la situation économique en Europe, du chômage et des éventuelles solutions. Cette semaine, Real Economy se rend donc au siège de la Commission européenne, en plein cœur du pouvoir communautaire, pour décortiquer son tout nouveau Plan d’Investissement destiné à relancer la croissance en Europe.

Ce plan très ambitieux, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, comporte 3 volets : premièrement, le financement de PME et de projets à haut risque, deuxièmement la mise en place d’une réserve de projets d’investissement et troisièmement, l’approfondissement du marché intérieur dans différents secteurs.

Mais, avant d’aller plus loin, gros plan sur les tenants et les aboutissants du Plan européen d’Investissement.

Tout d’abord prenez un coffre-fort flambant neuf, mais vide. L’Union européennee va commencer par y déposer une garantie de 16 milliards d’euros, dont 8 milliards provenant de fonds existants.

Ajoutez à cela 5 milliards d’euros de la BEI, la Banque européenne d’investissement, partenaire du projet. Soit une mise de départ de 21 milliards d’euros.

Mathématiquement, ces 21 milliards d’euros devraient permettre de mobiliser 315 milliards d’euros dans l‘économie réelle au cours des trois prochaines années.

Par un effet de levier, chaque euro d’argent public investi devrait ainsi en générer 3. De quoi encourager le secteur privé à entrer dans la danse et à transformer ces mêmes 3 euros en 15 euros. Sachant que quoiqu’il arrive, les investisseurs privés seront les premiers à rentrer dans leurs fonds, l’Union européenne n’arrivant qu’après.

Si tout fonctionne comme prévu, 240 milliards d’euros seront alors disponibles pour des investissements stratégiques et 75 milliards d’euros pour les PME, comprenez les Petites et Moyennes Entreprises.

Des PME justement, qui peinent encore aujourd’hui trop souvent à accéder au crédit. La crise et son lot de licenciements n’a rien arrangé, notamment en Espagne où le quotidien rime de plus en plus avec précarité. Or, les PME jouent un rôle vital dans le développement économique. D’où l’idée du gouvernement basque et d’un groupe d’organismes publics de créer un Parc technologique, autrement dit une structure d’accompagnement des PME.

Le Plan d’Investissement de l’UE entend également œuvrer en faveur d’une plus grande intégration des marchés européens, comme nous l’explique Jyrki Katainen, vice-président de la Commission en charge de l’Emploi, de la Croissance, de l’Investissement et de la Compétitivité :

“Il reste des secteurs au sein du marché unique européen qui ne sont pas encore harmonisés. C’est le cas notamment du numérique : il n’y a pas de marché unique du numérique, ce serait pourtant très bénéfique pour les PME. Vous pouvez facilement acheter une cravate dans un autre État membre, mais pas du contenu numérique ! Nous avons donc besoin d’harmoniser les règles en matière de propriété intellectuelle, il faut voir aussi si nous n’avons pas besoin de plus d’harmonisation concernant le régime de TVA. La législation sur la protection des données devrait également être harmonisée. En résumé, l’achèvement du marché unique est crucial afin d’attirer les investisseurs en Europe.”

Découvrez l’intégralité de l’interview de M. Katainen dans le dernier numéro de Real Economy.