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Mélange des genres au festival international des Arts de Sotchi

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Mélange des genres au festival international des Arts de Sotchi

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Après les sports, la culture. Sotchi accueille le Festival international des Arts. La station russe posée sur les bords de la mer Noire met l’accent

Après les sports, la culture. Sotchi accueille le Festival international des Arts. La station russe posée sur les bords de la mer Noire met l’accent sur l’art et la musique. L’idée : proposer une palette artistique où se mèle musique, danse, théâtre et bien d’autres formes d’art. Le directeur artistique de ce festival n’est autre que le chef d’orchestre et violoniste russe Yuri Basmet.

A 62 ans, il partage son savoir durant des master classes. Son jeune élève, Pavel, qui tient son archer de la main gauche, est en première année d’apprentissage.

Pour Yuri Bashmet, il est important d’encourager les jeunes à faire de la musique classique leur métier : “Si nous avons de jeunes musiciens, nous ne devons pas les effrayer mais leur dire qu’il vont dans le bon sens (…) Voilà comment il jouait au début de la leçon, maintenant il s’est adapté.Voila ce qu’il qui a appris aujourd’hui.”

Rony Lakatos est surnomé le roi du violon, il est le descendant d’une très célèbre famille de musiciens roumains.
Mais c’est aussi un maître de la musique classique, Yehudi Menuhin était un de ses plus grands admirateurs.
Rony Lakatos a collaboré avec l’Orchestre Symphonique de Londres, et de célèbres musiciens comme Martha Argerich et Stéphane Grappelli : “C’est de la musique tzigane mélangée avec du jazz, avec de la musique classique. Ce que l’on fait, c’est un nouveau style que j’ai inventé il y a déjà 25 ans.”

Terem, beaux rêves en Russe, est un quartet pour le moins original. Les quatre musiciens sont en réalité des rockeurs dotés d’une formation classique. Originaire de Saint Petersbourg, la formation est née en 1986, depuis elle sillonne le monde et sa renommée n’est plus à faire. “C’est un mélange de différents styles explique Andrey Konstantinov. Nous jouons avec des instruments traditionnels russes, on puise notre style un peu partout et on joue cela à notre manière, du coup on invente notre propre histoire, notre propre compte de fée. “

C’est un projet créé spécialement pour le Festival, une nouvelle version de Carmen de Georges Bizet qui mèle opéra, danse et théâtre. A travers ce mélange des genres, le metteur en scène, souhaitait explorer les différentes façettes du principal personnage masculin, José et donner un ton plus moderne à cette oeuvre du 19ème siècle. “Le José d’aujourd’hui n’est pas seulement un simple soldat, il peut être un intellectuel, un réalisateur par exemple ou bien un homme d’affaires, les histoires comme ça arrivent partout explique Pavel Safonov. Il nous a semblé que dans cet espace condensé qu’est la scène, nous pourrions mieux mettre en valeur cette histoire.”

A l’affiche de cette production inédite de Carmen, des comédiens tels qu’Olga Lomonosova, des chanteurs de renommée internationale comme la mezzo Soprano Nancy Fabiola Herrera qui chante cette année au Métropolitan Opera de New York et le ténor russe Viktor Antipenko.