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Amnesty International : 2014, année "catastrophique" pour les civils pris dans les conflits


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Amnesty International : 2014, année "catastrophique" pour les civils pris dans les conflits

2014, une année catastrophique pour les victimes civiles des conflits, selon Amnesty International. L’ONG recense des milliers de morts et 50 millions de personnes déplacées, probablement le plus grand nombre depuis la Seconde Guerre mondiale, selon son secrétaire général.

L’ONG dénonce l’inopérance et l’absence de réponse scandaleuse de l’ONU, et fustige les membres permanents du Conseil de Sécurité qui font un usage abusif du droit de véto au profit de leurs intérêts géostrategiques, alors que leur mandat est de protéger les civils et d’assurer la paix.

Le rapport passe en revue 160 pays, outre les exactions commises par des groupes armés, et épingle certains Etats. Parmi eux, lsrael et son opération “Bordure Protectrice”, qui a tué plus de 2 000 gazaouis, dont 1 500 civils, 539 étaient des enfants.

En Ukraine, le rapport souligne que les nouvelles autorités de Kiev n’ont pas jugé les responsables des morts à Maidan, alors qu’ils s’y sont engagés. La violence de rue a dégénéré en un conflit civil avec l’implication de la Russie, assure Amnesty.

En 2014, plus de 4 000 Ukrainiens sont morts dans l’est du pays, beaucoup de civils ont été tués par l’usage indiscriminé, par les deux camps, de tirs de mortiers dans des zones résidentielles.

Le rapport rappelle l’incident de l’avion de Malaysia Airline, et souligne que “les forces séparatistes ont communiqué la destruction d’un avion militaire ukrainien”. “Lorsqu’ils ont appris que c‘était un avion avec 300 civils morts, ils ont retiré leur revendication”, continue l’ONG.

Amnesty International juge par ailleurs scandaleuse l’action collective de l’Union européenne envers les réfugiés. L’organisatin évalue à 3 400 les réfugiés ayant perdu la vie en Méditerranée l’année dernière, et accuse l’Europe d’avoir seulement accepté quelques milliers de Syriens alors qu’ils sont des millions de réfugiés. Cela les pousse à traverser la mer Méditerranée faute de voies migratoires légales.

Sur ce dossier, Amnesty épingle l’Espagne sur le traitement illégal et l’usage excessif de la force contre les réfugiés et les immigrants, à Ceuta et Melilla. 15 immigrants se sont noyés en février en tentant de gagner Ceuta à la nage, tandis que la police les repoussait. Une enquête est ouverte. L’ONG dénonce l’intention du gouvernement du Parti Populaire de légaliser “les expulsions sommaires” vers le Maroc.

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