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Drones : nouveaux survols de Paris, les enquêtes piétinent

La capitale française une nouvelle fois survolée par un ou plusieurs drones, comme cela avait été le cas dans la nuit de lundi à mardi. Jusqu'à présent, aucune revendication.

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Drones : nouveaux survols de Paris, les enquêtes piétinent

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Paris a été une nouvelle fois survolée la nuit dernière par un ou plusieurs drones, comme cela avait déjà été le cas dans la nuit de lundi à mardi. Cela s’est passé entre 23 h et 2 h du matin, en plusieurs endroits de la capitale.

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Aujourd'hui, il y a un vrai problème pratique déjà pour détecter l'endroit d'où sont pilotés ces drones.

“Il n’y pas d’inquiétudes à avoir mais une vigilance”, a réagi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l’issue du conseil des ministres ce mercredi. “C’est un sujet pris très au sérieux”, a-t-il ajouté.

Ces survols sont-ils l‘œuvre d’un plaisantin ? Est-ce pour narguer la police ? Est-ce pour préparer une action criminelle ? Les enquêteurs n’ont, pour le moment, pas de réponse.

“Ce qu’on ne sait pas déjà, c’est s’il y a 5 drones ou si c’est le même qui a été vu à 5 endroits successifs, a commenté Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialiste des questions militaires. Pour l’instant, la chronologie n’a pas été clairement établie. Cela peut être quelqu’un qui est posté à sa fenêtre et qui vu la portée de ces drones ne va quasiment pas avoir à bouger s’il est dans un secteur relativement central. Donc aujourd’hui, il y a un vrai problème pratique déjà pour détecter l’endroit d’où sont pilotés ces drones.”

“Ce sont des machines qui pèsent entre 500 grammes et un kilo et qui emportent quelques dizaines ou centaines de grammes maximum, précise Emmanuel de Maistre, de la Fédération professionnelle du drone civil. Ces machines servent à faire des prises de vue. Elles ne peuvent pas embarquer de matériel dangereux”.

Cela fait maintenant plusieurs mois que ce phénomène a commencé : des drones qui survolent des sites sensibles.
Jusqu‘à présent, aucun de ces survols n’a été revendiqué.

Depuis les attentats du mois de janvier, la vigilance est renforcée, et les forces de l’ordre ont pour consigne de jeter un œil aussi à ce qui se passe dans les airs.

En tout cas, des enquêtes sont en cours, ce type de survol étant interdit ou, du moins, très réglementé.