DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Milan se termine avec le New Normal d'Armani et l'opulence tribale de Dsquared2

Vous lisez:

Milan se termine avec le New Normal d'Armani et l'opulence tribale de Dsquared2

Taille du texte Aa Aa

La semaine de la mode à Milan s'est achevée et passe le relais à Paris après les derniers défilés des collections automne-hiver 2015.

La semaine de la mode à Milan s’est achevée et passe le relais à Paris après les derniers défilés des collections automne-hiver 2015.

Dans un registre particulier, Dsquared2 célèbre une nouvelle opulence. Le duo de stylistes canadiens Dean et Dan Caten est allé puiser son inspiration dans les racines nord-américaines en faisant s’entrechoquer les influences tribales des amérindiens et des militaires de l‘époque victorienne.

Dean, styliste :
Nous remontons à loin, très loin dans les premiers jours du Canada.
Dan, styliste : c’est l’héritage canadien, quand un Eskimo rencontre un aristocrate britannique. C’est une sorte de mélange de ces deux mondes, c’est très tribal, très ethnique, avec des indiens canadiens qui rencontrent la famille royale.

Les stylistes ont ainsi imaginé des squaw à l’allure aristocratique, sandales fourées, talons hauts, pendentifs et rivières de diamants.
Collants couleurs chair aux motifs ethniques, fins tricots laissant entrevoir de faux tatouages un peu partout sur le corps.

Les looks mélangent allègrement ponchos ethniques bariolés, portés aussi en jupe, et vestes à la hussarde brodées d’or et parées d‘épaulettes. Les galons dorés sont partout, sur les manches des tenues d’officier ou dans le fond de pantalons marine.

Des gilets d’homme boutonnés alternent avec des corsets en coton à volants et lacets-rubans. Des pantalons kaki ou blancs sont affublés de grandes poches latérales, des plumes décorent les manches d’une veste, des dessins folkloriques embellissent de grands manteaux de fourrure à capuche.

Pour ce dernier jour de défilé, Giorgio Armani a joué la carte de la simplicité, en proposant une idée de la mode que les spécialistes estiment plus proche de la femme. Une garde-robe qu’Armani qualifie lui même de “new normal”.

Une femme donc qui chausse des talons aiguilles, et des pantalons à pinces, et resserrés à la cheville, déclinée dans des matières douces et fluides.
Un pantalon incontournable notamment pour les soirées, rehaussé d’un top précieux à paillettes ou d’un châle en mohair à longues franges, et dévoile la cheville. Qui se décline donc en panta-jupe.