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Netanyahu : peurs et mensonges

Si Benjamin Netanyahu s’est “invité” à Washington, sans l’aval de Barack Obama c’est qu’il ne décolère pas . Depuis le rapprochement diplomatique sur

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Netanyahu : peurs et mensonges

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Si Benjamin Netanyahu s’est “invité” à Washington, sans l’aval de Barack Obama c’est qu’il ne décolère pas . Depuis le rapprochement diplomatique sur la question du nucléaire entre le président américain et Hassam Rohani élu en 2013, il est furieux…

“L’Iran obtient tout ce qu’il voulait, et il ne paie rien. J’exhorte le secrétaire d’Etat Kerry à ne pas se précipiter pour signer. A attendre, à réfléchir, pour obtenir un bon accord. Ceci est un très, très mauvais accord.”

Une colère d’autant plus forte que jamais depuis de longues années, Etats-Unis et Iran ne sont parvenus si près d’une entente ou en tous cas d’un dégel de leurs relations. Netanyahu, lui, depuis des décennies n’a pas changé d’un iota ses mises en gardes:

“L’Iran peut rapidement enrichir de l’uranium de 3,5% à 90% – ce qui est nécessaire pour une arme nucléaire”, martelait-il en 2013.

“Le temps est compté”, répète depuis des années Benjamin Netanyahu qui déjà, en 2012 affirmait : “Les Iraniens sont arrivés à la deuxième étape, et au printemps prochain, sinon l‘été prochain, ils passeront à l‘étape finale. C’est une question de quelques mois, peut-être quelques semaines, pour qu’ils soient capables d’enrichir de l’uranium pour leur première bombe.”

A force de donner des ultimatums et de dire que le temps presse, Netanyahu a décrédibilisé lui-même son discours. 20 ans de fausses alertes, d’avertissements pour empêcher l’ennemi public numéro 1 d’avoir la bombe, certes, mais aussi d’accéder à des relations diplomatiques pacifiées avec les alliés d’Israel. Car si les tensions s’apaisaient entre Washington et Téhéran, Israel se retrouverait seul face à l’Iran. L‘équilibre des pouvoirs dans la région pencherait en sa défaveur.

Benjamin Netanuahu qui doit faire face aussi, chez lui, aux élections du 17 mars. La sécurité est son thême de prédilection, et le dossier iranien s’impose au coeur de sa campagne.