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Gravity : premier globe pour Jansrud


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Gravity : premier globe pour Jansrud

Bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré au ski alpin.

A domicile, Kjetil Jansrud fait coup double en remportant le super-G de Kvitfjell et le globe de cristal de la spécialité.

Il s’impose sur sa piste fétiche, l’Olympiabakken, en devançant de 24 centièmes de seconde l’Autrichien Vincent Kriechmayr et de 33 centièmes le Canadien Dustin Cook.

Ses rivaux ont désormais trop de retard au classement du super-G pour le rattraper lors de la dernière course prévue à Méribel.

Fin de série pour la Wunderteam

Le Norvégien met fin à l’hégémonie de l‘équipe d’Autriche, la Wunderteam, qui restait sur cinq succès d’affilée sur le circuit.

Exemple avec Hannes Reichelt, vainqueur la veille de la descente et qui commet une faute d’intérieur.

Matthias Mayer, qui avait réussi le doublé descente – super-G le week-end précédent à Garmisch-Partenkirchen, se fait lui aussi piéger par le tracé.

Vonn arbitre le duel Maze-Fenninger

Lindsey Vonn n’avait plus gagné la moindre course depuis fin janvier et n’avait glané qu’une médaille de bronze lors des Mondiaux chez elle à Beaver Creek.

Elle renoue avec le succès à l’occasion du super-G de Garmisch-Partenkirchen.

La skieuse américaine remporte dans la station bavaroise sa sixième course de la saison et la 65e depuis ses débuts en Coupe du monde en l’an 2000.

Sous le soleil, la “reine de la vitesse” gomme les petites imperfections dont elle était coutumière depuis un mois et demi.

Maze et Fenninger ne lâchent rien

Lindsey Vonn termine avec deux dixièmes de seconde d’avance sur Tina Maze, sur le podium pour la quatrième fois de suite.

La Slovène fait une bonne opération au classement général en portant à 44 points son avance sur Anna Fenninger.

L’Autrichienne est reléguée à la troisième place à 36 centièmes de Lindsey Vonn.

A noter qu’elle n’a plus quitté les podiums depuis la fin des championnats du monde, où elle a décroché deux titres : en géant et en super-G.

Les blessures : le quotidien des skieurs

Fin de saison prématurée pour l’Allemande Viktoria Rebensburg, vice-championne du monde de géant, et fin de carrière pour la Française Marion Rolland, championne du monde de descente en 2013.

En cause à chaque fois, une blessure au genou à la suite d’une chute, comme quoi le ski alpin reste une discipline à risques, dixit l’ancien champion olympique Franck Piccard.

Franck Piccard : “C’est un sport où il y a de la vitesse, où il n’y a pas d’armure, où on n’est pas protégé hormis les filets au bord des pistes et les quelques protections sur le corps : dorsales, etc. C’est une confrontation directe avec la montagne, avec la vitesse. Il y a d’autres phénomènes qui font qu’on n’est jamais à l’abri de tomber. Un skieur alpin, c’est un équilibriste : il est à 120, 130, 160 km/h sur deux planches avec des carres simplement pour essayer de se guider. Il y a en plus les phénomènes de visibilité, de neige, de texture de neige, de positionnement des portes, de ruptures de pente qui font qu’il y a 36 paramètres à la seconde qui interfèrent pour vous faire tomber.”

Inégalable Ingemar Stenmark

Nous sommes dans le Colorado le 19 février 1989, Ingemar Stenmark approche de son 33e anniversaire et a bien du mal à rivaliser avec la nouvelle génération incarnée par Alberto Tomba.

Le Suédois, qui ne s’aligne que dans les disciplines techniques, court après un succès depuis plus de deux ans.

Les sceptiques l’invitent à prendre sa retraite – ce qu’il fera d’ailleurs quelques semaines plus tard – car il n’est plus le skieur dominateur capable, 10 ans plus tôt, de s’imposer avec plus de 4 secondes d’avance !

Mais en ce 19 février 1989, le natif de Laponie se rappelle au bon souvenir de ses rivaux en gagnant le géant d’Aspen.

C’est sa 86e victoire en Coupe du monde, un record qui tient toujours.

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