DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Solar Impulse: la révolution technologique est en marche

Le Solar Impulse décolle pour la première fois le 3 décembre 2009 à Dübendorf, en Suisse. L’avion ne s‘élève que de quelques décimètres, mais pour le

Vous lisez:

Solar Impulse: la révolution technologique est en marche

Taille du texte Aa Aa

Le Solar Impulse décolle pour la première fois le 3 décembre 2009 à Dübendorf, en Suisse. L’avion ne s‘élève que de quelques décimètres, mais pour le géniteurs de ce projet lancé en 2003 c’est un nouveau cycle de l‘ère de l’aviation qui débute: un avion qui vole sans carburant, sans polluer, jour et nuit…une révolution.

En 2010, le solar réalise un vol de 26 heures et démontre sa capacité à stocker suffisament d‘énergie dans ses batteries au lithium.

Son successeur, le SI2 fait son premier vol dans le ciel suisse en juin 2014. Quelques 17 000 cellules photovoltaiques alimentent ses quatre moteurs électriques à hélice de 17,5 cv. Il a la puissance d’un scooter mais presque l’envergure d’un Airbus A380, 72 mètres contre 80 pour l’avion de ligne.
En revanche, concu en fibre de carbone, il ne pèse que 2.300 kilos, soit le poids d’un 4×4 familial.

Le pilote Bertrand Piccard a travaillé une douzaine d’année sur le projet. Il va désormais tenter de boucler un tour du monde sur le SI2.

“Nous allons partir d’Abu Dhabi, traverser l’Inde et la Chine, soit des étapes de 24 h de vol: Nous ferons alors le grand saut vers Hawaii et les Etats-Unis puis nous traverserons l’Atlantique pour survoler le sud de l’Europe et l’Afrique du Nord. Nous aurons alors un dernier long vol à effectuer pour rentrer sur Abu Dhabi et ainsi boucler la boucle de ce tour du monde.”

Les chiffres de cette aventure parlent d’eux-mêmes: 35 000 km, 25 jours de vol, à une altitude de 8 500 mètres le jour et 1 500 la nuit, dans un cockpit non préssurisé. Un seul pilote à bord pendant cinq jours et cinq nuits.

Une épreuve physique pour les pilotes, pourtant le Solar Impulse n’est pas une aventure sportive et reste une prouesse technologique visant à démontrer qu’aujourd’hui nous sommes capables de diviser par deux la consommation d‘énergie de la planète.