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Splendeurs d'Alexander


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Splendeurs d'Alexander

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Voir ses robes finir au musée,
Alexander McQueen, ça l’aurait amusé.

Le V&A Museum de Londres rend hommage à un créateur,
Celui qui fut à la mode un agent provocateur.

McQueen, enfant terrible, s’est suicidé en 2010.
Mais son oeuvre lui survit, le poursuit, comme jadis.

“Vous savez dans le monde d’aujourd’hui, tous les jeunes créateurs veulent absolument trouver leur place dans la société”, note Suzy Menkes, journaliste mode. “Alexander McQueen, lui, ça ne l’intéressait pas. Il voulait casser les codes et c’est de là que lui venait sa force.”

“Il était très enthousiaste, très revigorant”, se souvient le photographe Nick Knight. “Il avait constamment des tonnes d’idées que d’autres n’avaient pas. C‘était juste un jeune homme brillant avec qui travailler.”

“Dans ces défilés, il nous faisait passer par toutes les émotions avec ses robes”, raconte le top-model Eva Herzigova. “On ne savait pas d’où il sortait sa créativité, comment il pouvait imaginer de telles choses. Oui, c’est juste beaucoup d‘émotions.”

Il faut les voir de près, ces silhouettes à la Alexander,
Pour en apprécier sens du détail et grandeur.

Portés par des mannequins en plastique,
Ces créations n’en demeurent que plus énigmatiques.

Mère enseignante, père chauffeur de taxi,
Il a su trouver sa place dans un microcosme qui lui dit merci.

Choquant, provoquant, le Londonien.
Pas de superflu ni coup de ciseau pour rien.

Osant la côte de maille pour le printemps,
Signe que ce type-là vivait avec son temps.

“Il avait une faculté de raconter des histoires, grâce à ses défilés qui n‘étaient pas que de simples présentations de vêtements”, analyse Sonnet Stanfill, commissaire de l’exposition au V&A Museum. “Il avait un sens élaboré de la narration. Parfois c‘était choquant, parfois c‘était aussi dérangeant. Pourtant tout ceci n‘était pas simplement dû à une volonté de surprendre ou de choquer. Il voulait donner un sens à ses créations au-delà du simple défilé.”

Naomi, Claudia, Cindy et Gisèle,
Elles ont toutes voulu goûter à son excès de zèle.

A trouver des rimes je m’escrime,
Pour parler d’un style jamais mainstream.

Alors je vous quitte sur la pointe des pieds,
Et vous laisse apprécier ce que personne ne pourra jamais copier.

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