DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Pourquoi l'Europe veut une union de l'énergie

Pourquoi une Europe de l‘énergie ? Les raisons sont géopolitiques, économiques et environnementales. A l’heure actuelle, l’Union importe 53% de son

Vous lisez:

Pourquoi l'Europe veut une union de l'énergie

Taille du texte Aa Aa

Pourquoi une Europe de l‘énergie ? Les raisons sont géopolitiques, économiques et environnementales.

A l’heure actuelle, l’Union importe 53% de son énergie pour un total de 400 milliards d’euros par an. Un tiers du gaz qu’elle consomme vient de Russie et transite pour moitié par l’Ukraine. Mais le bras de fer avec Moscou sur l’Ukraine justement mettent en péril son approvisionnement et la rendent vulnérable. Idem pour les troubles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Diversification

Pour diversifier leurs fournisseurs, les 28 misent sur le corridor gazier sud-européen qui devrait relier l’Azerbaïdjan à l’Union européenne d’ici 2020. Des partenariats sont aussi à l‘étude avec la Turquie le Turkménistan et l’Algérie, voire avec l’Iran et l’Irak. Des solutions qui inquiètent des ONG comme Amnesty International qui met en garde contre des accords commerciaux avec des régimes autoritaires, voire instables.

Réseau européen et énergies renouvelables

Ensuite, l’Union veut un marché de l‘énergie plus compétitif et durable. Comment ? Primo, en connectant les infrastructures énergétiques de ses pays membres – elle vise 10 % d’interconnexions en 2020. Secondo, en stimulant la transition vers les énergies renouvelables, pour qu’elles couvrent 27 % des besoins en 2030. Tertio, en améliorant l’efficacité énergétique pour réduire sa consommation de 27 % d’ici à 2030.

Il se pourrait par ailleurs que le principe du “ pollueur-payeur “ revienne sur les devants de la scène et qu’il soit élargi au secteur aérien. Le marché du carbone européen pourrait aussi être redéfini pour le rendre vraiment dissuasif.

Cette union énergétique suppose cependant que les 28 renoncent à leur souveraineté nationale en la matière. Et au vu des réticences d’une Hongrie attachée à sa stratégie individuelle de collaboration avec la Russie, le pari n’est pas gagné.