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Sommet européen : la Grèce s'impose mais agace

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Sommet européen : la Grèce s'impose mais agace

Sommet européen : la Grèce s'impose mais agace
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Le mini-sommet franco-germano-grec prévu ce jeudi soir à Bruxelles a volé la vedette à l’agenda officiel du sommet européen.
Fort de cet exploit, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, dont le pays est au bord de la faillite, affichait sa confiance à son arrivée au Conseil. “ L’Union européenne a besoin d’initiatives politiques audacieuses qui respectent et la démocratie et les traités, de sorte que nous puissions laisser la crise derrière nous et nous tourner vers la croissance,” a-t-il déclaré, tout sourire.

Athènes veut obtenir de ses créanciers européens le versement de 7 milliards d’euros de prêt, la dernière tranche du crédit de 240 milliards d’euros dont elle bénéficie depuis 2010. Mais sur fond de tensions entre la Grèce et ses créanciers européens – en particulier l’Allemagne – la Chancelière allemande a rappelé que la décision relevait des ministres des finances de l’Eurogroupe. “ Beaucoup d’entre vous seront très attentifs aux discussions en cercle restreint avec le Premier ministre grec plus tard ce soir. A ce sujet j’aimerais dire : n’attendez pas de solution, ni de percée majeure. Ce n’est pas le cadre approprié. C’est à l’Eurogroupe de décider,” a lancé d’entrée de jeu Angela Merkel. Plus tôt dans la journée, elle s‘était déclarée impatiente de recevoir Alexis Tsipras lundi à Berlin.

Le mini-sommet, auquel participeront les présidents de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et de l’Eurogroupe, exaspère en tout cas les autres Etats-membres de la zone euro. Le premier ministre belge, Charles Michel, n’a pas mâché ses mots. “ Je suis en colère, je pense que c’est une erreur de méthode. Le gouvernement belge n’a pas donné de mandat, ni à la France ni à l’Allemagne pour négocier en son nom. La Belgique est concernée à hauteur de 7 milliard d’euros dans cette affaire. C’est l’ensemble des pays de la zone euro qui sont directement concernés, “ a-t-il martelé avant de rejoindre ses homologues.

Pour Athènes, il y a urgence : à court de liquidités, le pays doit s’acquitter de nombreuses échéances ce mois-ci. Plus personne n’exclut une faillite de la Grèce et sa sortie de l’euro.

Je suis en colère, je pense que c'est une erreur de méthode. Le gouvernement belge n'a pas donné de mandat, ni à la France, ni à l'Allemagne, pour négocier en son nom.