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Le mugham, musique traditionnelle azéri ouverte à l'improvisation

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Le mugham, musique traditionnelle azéri ouverte à l'improvisation

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Le 4è Festival international de mugham à Bakou a rendu hommage à Vagif Mustafasadeh, musicien de renom qui aurait fêté ses 75 ans cette année.

Une quarantaine de pays ont participé cette année au 4è Festival international de mugham dans la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou.

Point of view

Le festival international de mugham a rendu hommage au pianiste Vagif Mustafazadeh avec un concert de jazz. Mort en 1979, il aurait fêté ses 75 ans pendant le Festival.

Le mugham est un genre musical azéri qui laisse beaucoup de place à l’improvisation. Il associe le chant et les rythmes à des instruments traditionnels.

Il y a une dizaine d’années, l’UNESCO a classé le mugham comme “Chef-d‘œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’humanité”. La directrice du Festival, Firengiz Alizade, est également ambassadeur de bonne volonté pour l’institution onusienne.

Firengiz Alizade, directrice du festival :
“C’est notre quatrième édition, et le Festival se tient tous les deux ans. L’intérêt du public est à chaque fois plus importante. Nous recevons des demandes de musiciens du monde entier. “

Parmi les stars de ce Festival, Ali Reza Ghorbani.
Pour cet Iranien, la culture Mugham n’a pas de frontières, et cette musique est une invitation au voyage.

Alireza Ghorbani, musicien :
On retrouve le mugham en Azerbaïdjan, en Turquie, en Irak. C’est très géographique. Le mugham n’est généralement pas écrit, et on se transmet les paroles et les musiques oralement, de génération en génération”.

Ali Reza Ghorbani a récemment sorti un album, appelé “éperdument” en collaboration avec son compatriote, le compositeur et joueur de Kamança Saman Simimi.

Saman Samimi, compositeur, joueur de Kamança :
“L’atmosphère générale de cet album, c’est d’une part l’amour, et d’autre part discuter de manière poétique avec Dieu.”

Ces azéris jouent la “Légende Humayun”, une musique très triste.
L‘éducation musicale du mugham démarre à un très jeune âge. Avant même de se mettre à la guitare ou au violon, les musiciens apprennent à jouer de l’oud ou du qanoun vers l‘âge de 5 ans.

Natevan Hasenova, qui a aujourd’hui de 23 ans, ne se souvent même plus de sa première leçon de qanoun.

Natevan Hasenova, musicienne :
J’ai commencé à jouer du Qanoun quand j‘étais très très âge. Bien avant de commencer le piano vers l‘âge de 7 ou 8 ans.

Irmak Zenturk, euronews :

“Le festival international de mugham a rendu hommage au pianiste Vagif Mustafazadeh avec un concert de jazz. Mort en 1979, il aurait fêté ses 75 ans pendant le Festival.”

Vagif Mustafazadeh était un célèbre pianiste qui aimait combiner le jazz et le mugham.
Le Festival s’est achevé avec un grand concert aux accents jazzy.

Le Jengi Jazz band a été créé il y a une dizaine d’années. La musique du groupe s’inspire de Vagif Mustafazadeh.
Le Jengi Jazz band collabore régulièrement avec le pianiste Turan Qasimli. Le groupe est très connu à Bakou et dans la région Carpienne.

La jazzwomen Arzu Esenli a elle aussi tenu à rendre hommage à Vagif Mustafazadeh avec une chanson en français.
La prochaine édition du Festival international de musique mugham aura lieu en 2017.