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Festival de Thessalonique, le printemps des documentaires


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Festival de Thessalonique, le printemps des documentaires

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Si le festival international du film de Thessalonique se déroule en novembre, le printemps connaît depuis 17 ans maintenant la composante documentaire de ce même festival.

Lors de cette édition le Prix Fipresci pour un film grec soit le prix de la fédération internationale de la presse cinématographique a été remis au film “Hail Arcadia” de Filippos Koutsaftis.

Ce documentaire est une promenade poétique dans cette région d’Arcadie au centre du Péloponnèse.

Filippos Koutsaftis : “Quand je suis allé en Arcadie je ne savais pratiquement rien de cette région. Il a fallu que je trouve toutes les pièces, tous les fragments que ce soient des éléments mythologiques, préhistoriques, historiques ou contemporains. Il a fallu que je mélange toutes ces informations avec des détails de la vie de tous les jours.”

«Every face has a name» du réalisateur suédois Magnus Gertten a reçu lui le prix Fipresci pour un film international.

Dans ce documentaire, des survivants de la seconde guerre mondiale reviennent sur leur propre histoire alors qu’on les voit sur des images d’archives tirées d’un film tourné en avril 1945 lors de leur arrivée en Suède.

Magnus Gertten : “C’est formidable d’avoir eu ce prix pour le film. On a travaillé de si nombreuses années sur ce film. Et on ne sait pas ce qui va en sortir. Quand le film est fait on ne sait pas si les gens vont l’aimer.”

Dimitri Eipides dirige le festival : “C’est certainement la meilleure année de ce festival. Il y avait de longues files d’attentes, toutes les séances étaient pleines, les critiques et les commentaires étaient très positifs. Je suis ravi de constater que le documentaire est au plus haut.”

Le festival a rendu hommage au travail du réalisateur autrichien Hubert Sauper auteur de “Nous venons en amis” un film qui part à la rencontre des peuples d’Afrique. On doit aussi au réalisateur le documentaire “Le cauchemar de Darwin”.

Hubert Sauper : “En tant que réalisateur de documentaires on peut se retrouver dans des régions, dans des situations, ou avec des gens avec qui on n’aurait jamais dû être. Quand vous vous retrouvez dans des endroits très isolés, avec votre petite caméra, vous ressentez des choses que vous n’auriez jamais imaginées auparavant.”

Enfin, du réalisateur Menelas Karamaghiolis : “Milad My planet” qui aborde le thème des réfugiés qui arrivent en Europe par la Grèce.

Menelaos Karamaghiolis : “Selon les accords de Shengen, les réfugiés qui arrivent en Grèce se retrouvent dans un autre type de prison. Ils sont exclus, ils ne peuvent pas aller plus loin en Europe, ou revenir dans leur pays car ce sont des réfugiés politiques et ils sont partis pour des raisons bien précises. Leur vie était en danger.”

Yorgos Mitropoulos, Euronews : “Le Festival du film documentaire de Thessalonique propose une alternative à la compréhension des questions et des thèmes contemporains. C’est une grande fête pour l’industrie cinématographique et aussi pour la ville qui l’accueille. Plus de 55.000 spectateurs sont venus voir cette année les 168 films de la programmation venus de 45 pays différents. Selon la commission européenne le festival grec est le troisième le plus important dans son genre en Europe.”

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