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Airbus A320 : la procédure d'accès au cockpit, un véritable piège

Un acte délibéré, c’est tout ce dont sont certains les enquêteurs au sujet du crash de l’A320 de Germanwings. L’unique boîte noire pour l’instant

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Airbus A320 : la procédure d'accès au cockpit, un véritable piège

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Un acte délibéré, c’est tout ce dont sont certains les enquêteurs au sujet du crash de l’A320 de Germanwings. L’unique boîte noire pour l’instant retrouvée a montré que le co-pilote, aux commandes de l’appareil, a déclenché seul sa descente jusqu‘à sa chute dans la montagne. Intéressons-nous aux éléments concrets qui ont fait que le commandant, sorti du cockpit, n’a pas pu y regagner accès.

La respiration du co-pilote, normale, a été entendue jusqu’au crash, écartant la thèse d’un malaise. Il n’a, en revanche, jamais répondu aux appels de son commandant lui ordonnant d’ouvrir la porte.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la procédure d’ouverture de la porte de la cabine d’un Airbus est très rigoureuse et implique de taper un code d’urgence sur un boîtier situé à l’extérieur du cockpit. Si le code est correctement rentré, la porte s’ouvre toute seule au bout de trente secondes. Mais dans cet intervalle, la personne se trouvant dans le cockpit peut, grâce à un interrupteur, décider de continuer à bloquer la porte.

Dès lors, deux hypothèses : soit le commandant, bloqué à l’extérieur, a tapé le code d’accès, mais le copilote a mis l’interrupteur en position” Lock”, bloquant définitivement la porte ; soit le commandant, et c’est une hypothèse évoquée par le patron de Lufthansa lui-même, a tapé un mauvais code et dans ce cas, impossible pour lui de retourner au poste de pilotage.

La boîte noire révèle qu’une alarme a alors retenti, signalant une altitude de l’appareil proche de zéro, c’est alors que des coups violents ont été portés contre la porte. En vain, celle-ci étant blindée, en accord avec les règles de l’aviation civile.