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Écoles sans frontières

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Quand l‘école joue la carte de l’intégration

Pour certains, il s’agira de traverser une frontière, pour d’autres de surmonter des divisions politiques, religieuses ou culturelles tenaces. Dans certaines régions du monde, aller à l‘école est tout sauf une promenade de santé. En voici trois exemples dans ce numéro de Learning World.

Mexique : étudier ailleurs pour échapper à la pauvreté

La violence et la criminalité sont le quotidien de nombreux jeunes Mexicains. Pour y échapper, on propose à certains d’entre eux d‘étudier aux Etats-Unis. Mais, entre un passeport mexicain et des manuels scolaires américains, comment vivent-ils cette dichotomie ?

Angel Miguel et ses trois frères et soeurs habitent à Ciudad Juarez au Mexique, mais fréquentent une école située aux Etats-Unis, juste de l’autre côté de la frontière, à El Paso dans l‘État du Texas. Un accord passé entre les deux pays permet en effet à ces jeunes Mexicains d‘étudier dans un environnement plus serein.

Transnistrie : en quête d’identité

La Transnistrie a fait sécession de la Moldavie au début des années 1990. Depuis, l’influence russe est de plus en plus palpable, notamment dans l‘éducation. Certains cherchent donc une alternative et n’hésitent pas à passer la frontière pour renouer avec leurs racines.

C’est le cas notamment de 160 enfants roumanophones originaires de Grigoriopol. Tous les jours, ils traversent la frontière pour étudier à l‘école de Doroțcaia, en Moldavie, où ils peuvent continuer d’apprendre leur langue maternelle et l’alphabet latin. En Transnistrie, la plupart des écoles roumaines ont fermé depuis 1996. L’enseignement se fait désormais en langue russe qui utilise l’alphabet cyrillique.

Elonora Cercovschi a donc décidé de créer clandestinement sa propre école avec des manuels ramenés de Bucarest. Basée à l’origine en Transnistrie, l‘école a dû fermer après dénonciation en 2002, avant de rouvrir à Doroțcaia du côte moldave.

Mais combien de temps encore l‘école pourra-t-elle résister aux pressions ? Le lendemain de notre tournage, sa directrice, Elonora Cercovschi, a été arrêtée à la frontière avant d‘être relâchée au bout de quelques heures.

Irlande du Nord : dépasser les différends religieux

Malgré l’accord de paix, les clivages politiques et religieux persistent en Irlande du Nord. Des écoles dites intégrées ou mixtes démontrent cependant que la coexistence entre les 2 communautés est possible.

Après des décennies de guerre civile entre Protestants et Catholiques, la paix est revenue à Belfast. Pour autant, les stigmates des divisions passées demeurent dans les rues de la capitale Nord-irlandaise.

L‘école Hazelwood, située dans une zone particulièrement dangereuse à l‘époque, a vu le jour en 1985, grâce à une poignée de parents déterminés à en finir avec le sectarisme des uns et des autres. Accueillir dans la même école des enfants protestants et catholiques, un projet particulièrement audacieux pour ne pas dire risqué.

Il existe aujourd’hui 62 établissements mixtes ou intégrés à travers le pays, cela dit, ils restent minoritaires. Seuls 5 % des enfants Nord-irlandais fréquentent des établissements qui ne font aucune différence entre Catholiques et Protestants.

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