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"Un jour, tout le monde connaîtra mon nom et s'en souviendra" : nouvelle révélation sur Andreas Lubitz

Le copilote de l’A 320 voulait que “tout le monde” connaisse son nom. Nouvelle révélation du quotidien allemand Bild qui publie ce samedi un

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"Un jour, tout le monde connaîtra mon nom et s'en souviendra" : nouvelle révélation sur Andreas Lubitz

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Le copilote de l’A 320 voulait que “tout le monde” connaisse son nom. Nouvelle révélation du quotidien allemand Bild qui publie ce samedi un entretien avec une hôtesse de l’air présentée comme une ex-petite amie d’Andreas Lubitz. La jeune femme explique qu’il avait promis qu’il commettrait un jour un acte “qui changerait le système”. “S’il a fait cela” dit-elle encore, “c’est parce qu’il a compris qu‘à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long-courrier était pratiquement impossible”, affirme-t-elle.

“Nous avons toujours beaucoup parlé du travail, et là, il devenait quelqu’un d’autre, il s‘énervait à propos des conditions de travail”, explique la jeune femme, qui dit avoir volé pendant “cinq mois” avec Andreas Lubitz (…) Il était capable de cacher aux autres ce qui se passait vraiment en lui”, estime-t-elle, expliquant qu’il “ne parlait pas beaucoup de sa maladie, seulement qu’il suivait un traitement psychiatrique à cause de cela”, affirme-t-elle.

Les éléments recueillis depuis le drame ont dessiné le profil d’un homme psychologiquement fragile, victime d’un “épisode dépressif grave” en 2009. Lors d’une conférence de presse jeudi, le président du directoire de la Lufthansa, Carsten Spohr, avait déclaré que le jeune pilote avait pris un congé de plusieurs mois lors de sa période de formation il y a six ans sans fournir les motifs de cet arrêt.

En France, les recherches continuent sur les lieux du crash. Pour accélérer le processus d’identification des victimes, un laboratoire a été installé sur place. “Hier, nous avons eu des premiers éléments, près de 400 ou 600 éléments, qui sont encore en cours de traitement sur la chaîne explique le colonel Patrick Touron. Sur cette chaîne, le médecin légiste regarde s’il y a des éléments caractéristiques ou identifiants, il les note, de manière à les faire remonter à la cellule ante-mortem pour les comparer.”

L’enquête a révélé vendredi que le copilote n’aurait pas dû voler le jour du drame, car il faisait l’objet d’un arrêt maladie. Andreas Lubitz, qui était âgé de 27 ans, s’est enfermé seul dans le cockpit de l’avion et a probablement provoqué la catastrophe, entraînant dans la mort les 149 autres passagers etmembres d‘équipage de l’appareil qui effectuait mardi la liaison entre Barcelone et Düsseldorf.