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Réduire la pollution : votre ville suit-elle le mouvement ?

Un classement européen révèle quelles sont les villes qui font le plus d'efforts pour réduire la pollution

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Réduire la pollution : votre ville suit-elle le mouvement ?

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L’Union européenne a publié aujourd’hui le classement de vingt-trois villes d’Europe en fonction de leurs efforts dans la lutte contre la pollution. Un classement en forme de référence, qui va être repris et utilisé par de nombreuses organisations.

Zürich, Copenhague et Vienne sont en tête, Lisbonne et Luxembourg sont bonnes dernières.

L’objectif des campagnes environnementales dans le cadre desquelles ce classement a été établi est de démontrer que de nombreuses solutions d’amélioration de la qualité de l’air existent au niveau local. En particulier dans la réduction des particules en suspension, carbone et dioxyde d’azote.

Pour chaque ville, plusieurs critères sont mesurés, de la promotion de la marche à pieds ou de la bicyclette à l’interdiction des systèmes à fortes émissions de particules.

Arne Fellermann, de l’ONG Bund / Friends of the Earth, explique que “si aujourd’hui 90% des Européens citadins respirent un air malsain, les villes de Copenhague, Berlin, Vienne ou Stockholm sont passées, ou devraient le faire en moins de deux ans, sous les seuils maximum européens. Zürich se trouve déjà bien en dessous”.

Louise Duprez, du Bureau Environnemental Européen, déclare que la plupart des villes européennes font des efforts pour passer ou rester sous les seuils européens de pollution, mais restent souvent exposées à une pollution qu’elles ne peuvent pas contrôler, celle, notamment, des exploitations agricoles ou industrielles voisines.

Focus sur Paris et Lyon

Les deux villes françaises (seulement) du classement se trouvent respectivement aux huitième et treizième places. Si Paris est passé en trois ans de la note D à C-, grâce à sa politique d’aménagement du trafic et de la construction de voies de bus ou cyclables, Lyon a fait du surplace, passant même de D+ à D, n’ayant pas proposé assez de véhicules propres au public, et n’ayant pas assez réduit ses propres émissions de particules fines.