DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Turquie : un procureur pris en otage par des hommes armés au tribunal d'Istanbul


monde

Turquie : un procureur pris en otage par des hommes armés au tribunal d'Istanbul

Des hommes armés ont pris mardi en otage dans un tribunal d’Istanbul le procureur en charge d’une enquête ouverte après la mort d’un jeune homme blessé par la police lors des manifestations antigouvernementales de 2013, ont rapporté les médias.

Des coups de feu ont été entendus lors de la prise d’otage, qui se déroule dans le palais de justice de Caglayan, sur la rive européenne d’Istanbul, ont précisé certains médias.

La presse turque a attribué l’opération au groupe marxiste clandestin Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), connu pour avoir mené de nombreux attentats en Turquie depuis les années 1990.

Des photos d’origine inconnue ont été publiées sur le réseaux sociaux et montrent le procureur, Mehmet Selim Kiraz, assis dans un fauteuil et un pistolet braqué sur la tempe par un homme dont le visage ne figure pas sur le cliché, tandis qu’un autre homme présente à l’objectif la carte d’identité du magistrat.

D’importants effectifs de police ont été déployés autour du tribunal, selon les médias.

Selon les médias turcs citant une déclaration publiée sur un site internet proche du DHKP-C, le commando a menacé de tuer l’otage d’ici 12h35 GMT si les policiers responsables de la mort du jeune homme ne faisaient pas d’ici là de “confession publique”.

Le procureur Kiraz a été chargé d’enquêter sur les circonstances de la mort de Berkin Elvan, mort le 11 mars 2014 après 269 jours d’un coma provoqué par le tir d’une grenade lacrymogène de la police à Istanbul lors d’une manifestation en juin 2013.

L’annonce de décès de cet adolescent de 15 ans avait fait spontanément descendre dans les rues de toutes les grandes villes de Turquie des centaines de milliers de personnes.

De nombreux manifestants ont encore commémoré sa disparition le 11 mars dernier.

Le cas de Berkin Elvan est devenu un symbole de la violente répression exercée par le pouvoir en 2013 et celui de la dérive autoritaire que lui reprochent ses détracteurs. M. Erdogan l’avait publiquement qualifié de “terroriste”.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

La campagne est lancée : voici les grands dossiers des élections britanniques