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Admission de la Palestine à la Cour pénale internationale

La Palestine est devenue officiellement membre de la CPI. Une étape importante pour l'autorité palestinienne en quête de reconnaissance internationale.

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Admission de la Palestine à la Cour pénale internationale

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La Palestine est devenue officiellement ce mercredi le 123ème membre de la Cour pénale internationale, adhérant au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. La cérémonie a eu lieu au siège du tribunal, à La Haye aux Pays-Bas.
L’autorité palestinienne était représentée par le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Maliki.

“Le Statut de Rome s’appliquant désormais à l’Etat de Palestine, la Palestine a acquis tous les droits et tous les devoirs liés à ce statut d’Etat membre”, a expliqué la Seconde vice-présidente de la CPI, la juge Kuniko Ozaki.

> Voir le communiqué de la CPI.

Le processus d’adhésion a été initié fin 2014 en dépit de l’hostilité d’Israël et des Etats-Unis. L’autorité palestinienne cherche, à travers cette démarche, à accroître sa légitimité internationale.

Dans les rues d’Hébron en Cisjordanie, cette adhésion à la CPI est évidemment très bien accueillie.

“Tout ce qui peut permettre de dénoncer l’hypocrisie de l’occupation israélienne est le bienvenu, estime Sharif, un des habitants d’Hébron. Cela fait 50, 60 ans que les crimes de l’occupation perdurent, que ce soit le meurtre de Palestiniens ou encore l’occupation physique de notre territoire”.

“On espère que la Cour pénale internationale rétablira la justice d’une manière ou d’une autre, commente Basam, autre habitant d’Hébron. Jusqu‘à maintenant, c’est comme si on n’existait pas. A chaque fois qu’on a fait appel au Conseil de sécurité ou à la CPI, cela n’a jamais abouti. On espère que maintenant, ça va changer”.

Le tribunal de La Haye a pour mission de juger les auteurs de génocides, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. L’adhésion à la CPI peut donc permettre aux Palestiniens de poursuivre des dirigeants israéliens.
L’Autorité palestinienne a d’ailleurs déjà envoyé des documents ouvrant la voie à des enquêtes sur des crimes présumés, commis dans les Territoires palestiniens depuis juin 2014.