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Le camp de Yarmouk piégé entre l'État islamique et l'armée syrienne


Syrie

Le camp de Yarmouk piégé entre l'État islamique et l'armée syrienne

Le camp de Yarmouk est situé à sept kilomètres seulement de Damas, la capitale syrienne. Ce camp de réfugiés est devenu un champ de bataille à l’intérieur duquel 20 000 civils tentent de survivre.

Avant 2011 et le début de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad, le camp de Yarmouk était un abri pour 200 mille Palestiniens chassés de leurs terres après la création d’Israël en 1948.

Mais dès le début de la guerre civile en Syrie le camp s’est divisé entre pro et anti-Assad. Conséquence, Damas, qui a longtemps défendu la cause palestinienne bec et ongles, n’hésite plus à tirer sur ces réfugiés.

En 2012, pour la première fois, des avions syriens ont visé les réfugiés palestiniens provoquant ainsi la mort d’au moins huit Palestiniens. Depuis, le camp est encerclé par les forces de sécurité syriennes.

Cette attaque a été violemment dénoncée depuis la Cisjordanie et Gaza par les responsables palestiniens, et cette situation a poussé de nombreux militants islamistes palestiniens à rejoindre des brigades rebelles qui attaquent l’armée et ses milices près de Damas.

La situation s’est encore aggravée début 2014 pour les réfugiés palestiniens. Bombardés par l’armée syrienne d’un côté et par le groupe État islamique de l’autre, ils sont piégés, pris entre deux feux.

L‘État islamique, qui tisse sa toile dans la région, rêve de prendre Damas. Le camp de Yarmouk est donc dans la ligne de mire des jihadistes qui l’ont déjà frappé avec virulence. Les derniers combats ont causé la mort d’une trentaine de personnes et l‘évacuation de milliers de réfugiés.

Ces derniers sont à bout et demandent à la Communauté internationale d’intervenir, mais cette aide, selon les experts, tarde à arriver.

“Yarmouk est le résultat d‘échecs politique, et ces échecs sont le résultat de la désunion. (…) Les puissances mondiales doivent mettre de côté les différences politiques et s’unir pour sauver des vies. La crédibilité du système international est en danger. On ne doit pas abandonner le peuple de Yarmouk”, explique Christopher Gunness, le porte-parole de l’Unrwa.

La semaine dernière, le groupe État islamique a lancé une nouvelle offensive sur Yarmouk, avec l’aide de jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Lundi le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé un accès des agences humanitaires au camp Yarmouk pour évacuer les milliers de Palestiniens pris au piège.

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