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Marine et Jean-Marie Le Pen : l'affrontement inédit


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Marine et Jean-Marie Le Pen : l'affrontement inédit

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C’est semble-t-il “la rupture totale et définitive” entre Jean-Marie et Marine Le Pen, en tout cas peut-être bien les provocations de trop pour le fondateur du mouvement d’extrême droite français.

Encore la semaine dernière, Jean-Marie Le Pen déclarait à la radio que “les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale“, des propos qu’il a tenus à plusieurs reprises depuis 1987 et pour lesquels il a déjà écopé de condamnations judiciaires.

Et dans une interview à paraître demain il déclare qu’”il n’a jamais considéré le Maréchal Pétain comme un traître“.

La parution de l’article est prévue demain dans l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol, qualifié de “torchon antisémite” par le vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot.

Aujourd’hui, la présidente du Front National et eurodéputée, accuse publiquement son père de chercher à lui “nuire” par des “provocations grossières”.

Elle a déclaré dans un communiqué du FN​ :

Son statut de président d’honneur ne l’autorise pas à prendre le Front national en otage, de provocations aussi grossières dont l’objectif semble être de me nuire mais qui, hélas, portent un coup très dur à tout le mouvement, à ses cadres, à ses candidats, à ses adhérents, à ses électeurs“.

Jean-Marie Le Pen semble être entré dans une véritable spirale entre stratégie de la terre brûlée et suicide politique“.

Et elle en conclut qu’elle s’opposera, lors du bureau politique du 17 avril prochain, à sa candidature comme tête de listes pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Florian Philippot, eurodéputé et vice-président du Front National, personnellement et récemment visé par des remarques acerbes de Jean-Marie Le Pen, a écrit sur son compte twitter :

C’est la première fois que Marine Le Pen dépasse la simple condamnation des propos de son père, qui a co-fondé le FN en 1972, l’a porté depuis à bout de bras avant de le transmettre à sa fille en 2011.

Jean-Marie Le Pen a réagi sur une radio française à la décision de sa fille :

je lui réponds : un bienfait n’est jamais pardonné. Je pense que la liberté de penser, la liberté d’expression sont des biens précieux et que le Front national doit les défendre. S’il ne les défend plus, en effet, c’est que c’est madame Le Pen qui doit se poser la question de savoir si ce qu’elle fait est utile à la cause qu’elle prétend servir.”

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