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Les banques ont coûté très cher à l'Irlande et à la Grèce

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Les banques ont coûté très cher à l'Irlande et à la Grèce

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Le renflouement de son secteur bancaire a coûté à l’Irlande l‘équivalent de près de 40% de son produit intérieur brut, c’est à dire 40% des richesses créées dans le pays en un an. Et Dublin ne récupérera sans doute jamais la totalité de ce montant. C’est ce que montrent les estimations publiées par la Banque centrale européenne sur les coûts directs pour les pays de la zone euro, du soutien apporté au secteur financier entre 2008 et 2013, ainsi que l’estimation des capitaux injectés dans des activités pouvant assurer aux Etats un retour sur investissement.
L’Irlande on l’a vu, a reçu l’ardoise la plus lourde : 37,3 du PIB exactement, suivie de la Grèce 24,8%.
Quand à ce que ces deux Etats peuvent espérer récupérér, les nouvelles ne sont pas bonnes. La perte totale sera sans doute équivalente à 25% du PIB pour l’Irlande et plus de 12% pour la Grèce.
Fin 2013, dans l’ensemble de la zone euro, le soutien direct aux établissements financiers – en majorité des banques – représentait encore 5,1% du PIB.