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Crise de la quarantaine

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Crise de la quarantaine

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Une usine vide, des machines à l’abandon et dans ce monde post-industriel débarque Ismaël Serrano. Le chanteur espagnol sort son neuvième album. Un

Une usine vide, des machines à l’abandon et dans ce monde post-industriel débarque Ismaël Serrano. Le chanteur espagnol sort son neuvième album. Un opus marqué par des rythmes cubains et un engagement social toujours présent.

“Je pense que cet album a plusieurs sources d’influence”, dit-il. “En premier lieu la crise en Espagne, une crise terrible, dévastatrice, qui a empiré la situation de nombreux citoyens et qui a révélé un manque de démocratie. Les décisions politiques qui déterminent notre avenir ne sont pas prises par des gouvernements élus mais par des entités qui sont en dehors de tout contrôle des citoyens”

Dommage d’avoir choisi un clip aussi cliché pour porter ce louable message.
L’usine vide et les chômeurs aux regards tout aussi vides, ça fait un peu grosses ficèles.

Mais Ismaël Serrano a passé le cap de la quarantaine rugissante. Et ce nouveau disque c’est peut-être son sacro-saint album de la maturité.

“J’ai une fille qui a un an, il n’y a rien de plus inspirant”, sourit l’artiste. “Vous réaffirmez votre envie de changer le monde, ça exacerbe vos peurs.
Cet album commence par un titre qui dit “Je ne connais rien de la vie” et je pense que c’est la meilleure façon de débuter. Ça m’a fait penser à ce que je pouvais enseigner à ma fille. J’ai réalisé que je connaissais rien mais l’ignorance est un bienfait.”

L’optimisme aussi est un bienfait. Ismaël Serrano appelle ses compatriotes à ne pas baisser les bras. Quitte à verser dans le bon sentiment.

Alors la fin du clip, tout le monde retrouve le sourire. Celle qui rêvait devant la vitrine du magasin franchit le pas et achète un jouet pour son enfant. Une caisse enregistreuse. Tcha tching.