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Les russes veulent "manger russe"

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Les russes veulent "manger russe"

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En Russie une nouvelle tendance patriotique est en train d‘émerger. Le “manger russe” gagne du terrain dans l’opinion publique.
Après avoir négligé le développement de l’agriculture nationale pendant des années, les pouvoirs publics, portent désormais la plus grande attention au secteur, après l’embargo décrèté par Moscou sur les produits alimentaires occidentaux.
En tous cas cet embargo semble avoir semé les graines pour l‘émergence de nouvelles initiatives privées en Russie.

“Les gens, ça ne leur fait rien de payer plus. Pour des choses comme ça par exemple. Nous avons un petit magasin. C’est du blanc de dinde fumé”, explique Dmitrij Klimov, éleveur de volailles.

Avec l’embargo sur les importations occidentales, de nouveaux compétiteurs se sont déclarés sur le marché russe comme les producteurs chinois et sud-américains. Mais la nouvelle tendance du “manger russe” va avant tout profiter aux exploitations déjà en place sur le territoire.

“Avant on manquait de rien, affirme Larisa Sukhanova productrice de lait. Parce qu’on faisait tout nous-même. Mais ça s’est arrêté car nous avons été inondés de produits étrangers. Plus personne n’avait besoin de nous. Nous étions devenus inutiles. Il n’y avait plus de vaches dans les fermes, elles étaient toutes parties à l’abattoir. Les fermes étaient vides. Mais aujourd’hui c’est un sorte de résurrection”.

Il est clair qu’à court terme, la production agricole nationale ne sera pas en mesure de compenser la chute des importations. Le manque d’infrastructures, et la vétusté des installations agricoles caractérisée par le manque d’investissements ne permettront pas un décollage immédiat du secteur en Russie.