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Google : la morale de la réussite

“Organiser l’information à l‘échelle mondiale et la rendre universellement accessible et utile”, telle est la mission déclarée de Google à sa

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Google : la morale de la réussite

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“Organiser l’information à l‘échelle mondiale et la rendre universellement accessible et utile”, telle est la mission déclarée de Google à sa naissance, à la fin des années 90.

“Ne pas être malveillant”, c’est le mot d’ordre de Larry Page et Sergey Brin, les deux étudiants géniaux de Stanford, quand ils lancent en 97 dans leur garage ce qui va devenir le premier moteur de recherche de la planète.

Aujourd’hui, ce mastodonte gère plus d’un million de serveurs dans les centres de données partout dans le monde, et traite un milliard de requêtes chaque jour. En 2014, le classement Interbrand le positionne 2e entreprise mondiale par sa valorisation, près de 107 millions et demi de dollars.

La base de ses richesses, c’est la publicité, grâce à AdWords, un programme de publicité en ligne à mots clés qui place les annonces à proximité des résultats de recherche.

La “malveillance” vient-elle avec le succès? Pour les concurrents de Google, le géant de l’internet a mis en place un algorythme qui favorise systématiquement ses propres services et produits au détriment des moteurs de recherche rivaux, remisés en bas de page.

Leurs plaintes ont entraîné la mise sous surveillance de Google par les régulateurs de la concurrence, aux Etats-unis, comme en Europe.

En 2011, la Federal Trade Commission des États-Unis a ouvert une enquête, réuni neuf millions de documents et des éléments de preuves auprès d’entreprises telles que Yelp, TripAdvisor et Amazon, qui accusaient Google de s’approprier le contenu de leurs pages web.

Au terme de deux ans d’investigations, l’agence américaine concluait qu’il n’y avait pas abus de position dominante, Google en revanche acceptait de cesser certaines de ses pratiques les plus controversées.

Or un rapport interne rendu public le mois dernier a montré que les fonctionnaires de l’institution étaient pourtant bien convaincus des pratiques anticoncurrentielles de Google.