DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Arrivée de 10 000 clandestins : l'Italie réclame l'aide de l'UE

Vous lisez:

Arrivée de 10 000 clandestins : l'Italie réclame l'aide de l'UE

Taille du texte Aa Aa

Les vagues de migrants continuent d’affluer, récupérées par les gardes-côtes et la marine italienne. Environ 10 000 clandestins ont été secourus en Méditerranée en une semaine, 950 auraient péri dans des circonstances diverses : naufrage, rixe à bord des embarcations…
Ce matin encore, à Pozallo, dans le sud de la Sicile, des dizaines ont été débarquées.

Un peu plus à l’est de l‘île, dans le port d’Augusta, 10 passeurs présumés d’origine sub-saharienne ont été interpellés par la police italienne. Ils avaient été eux aussi secourus dans les eaux internationales par des navires italiens.

Point of view

La surveillance et les secours en mer pèsent à 90 % sur nos épaules.

Questionné à son arrivée à Trapani, au nord-est de la Sicile, un migrant dénonce les trafiquants libyens :

Un journaliste lui demande : “les passeurs, ils sont de quelle nationalité, sont-ils libyens ?

Ils sont libyens, ils sont tous libyens, et ils sont mauvais.”

Montent-ils à bord des bateaux ? lui demande encore le reporter.

Non, répond Bakary Darboe, ils ne montent jamais à bord. Ils vous mettent seulement à bord des bateaux et vous laissent là. Les Libyens ne sont pas des types bien, ils vous battent, ils vous tuent, Dieu merci, j’ai survécu.”

Livrés à eux mêmes, entassés, les clandestins font face à des tensions terribles qui aboutissent comme certaines fois à l’horreur.

Quinze hommes, des musulmans sénégalais, maliens et ivoiriens, ont été arrêtés pour meurtre à leur arrivée à Palerme, sur la foi de témoignages qui affirment qu’ils ont jeté une douzaine de chrétiens à la mer.

La situation dépasse tout le monde, à commencer par les Italiens, en première ligne pour sauver ces clandestins.

Et les gardes-côtes estiment qu’”avec le beau temps et une mer calme, il va y avoir beaucoup d’autres arrivées.”

Rome a exprimé sa colère envers l’Union européenne.

Le problème est européen mais le remède est italien, ça ne va pas. La surveillance et les secours en mer pèsent à 90 % sur nos épaules“ a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.

La mission Triton de l’agence Frontex qui a pris le relais de l’opération italienne “mare nostrum” semble bien insuffisante.