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UE: le débat sur les produits des colonies israéliennes relancé

La question sur l’étiquetage des produits issus des colonies israéliennes a été relancée hier à la Commission européenne.

Selon une source diplomatique, appuyant une information du journal israélien Haaretz, seize ministres des Affaires étrangères se sont unis dans une lettre destinée à la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini.

“Nous vous remercierions de prendre la main au sein de la Commission, afin de terminer ce travail important sur l‘étiquetage de produits des colonies”, écrivent-ils.

Parmi les signataires, nous retrouvons la France, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. L’Allemagne, elle, ne fait pas partie du projet.

Les ministres européens rappellent dans leur lettre que “ceci est un pas important pour mettre en œuvre la politique de longue date de l’UE”, à savoir “la solution des deux Etats” israélien et palestinien.

Ils ajoutent que “l’expansion permanente des colonies illégales israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, et dans d’autres territoires occupés par Israël depuis 1967, menace la perspective d’un accord de paix final et juste”.

A plusieurs reprises en 2012, puis en 2013, les Etats membres de l’UE avaient publiquement affirmé leur intention d’appliquer pleinement “la législation européenne et les accords bilatéraux concernant les biens produits dans les colonies”, une initiative jugée “discriminatoire” par Israël.

“On ne peut pas faire commerce de produits qui viennent de territoires illégalement occupés”, a estimé jeudi un diplomate européen, selon lequel ce courrier illustre “la détermination des Européens à mettre en œuvre ce qui avait été convenu dès 2012”.

“Il faut prendre ces mesures”, a plaidé le diplomate européen, soulignant que “la situation sur le terrain n’aide pas à faire oublier l‘étiquetage”, alors que les colonies ne cessent de progresser en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est annexée.

De plus, l’ensemble des ministres estiment dans leur lettre qu’il faut “faire en sorte que les consommateurs ne soient pas trompés par de fausses informations. Les consommateurs européens doivent avoir confiance et connaître l’origine des produits qu’ils achètent”.

Selon un rapport d’ONG publié en 2012, l’Union européenne importe chaque année 15 fois plus de biens en provenance des colonies israéliennes que des Territoires palestiniens.

Avec AFP

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