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Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Zimbabwe rapatrie ses ressortissants


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Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Zimbabwe rapatrie ses ressortissants

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Depuis début avril, les violences xénophobes ont semé la peur et la panique en Afrique du Sud. Au nord de Durban, à Verlam, des dizaines de ressortissants du Zimbabwe se sont réfugiés près d’un poste de police. Chassés de chez eux, ils ont planté leurs tentes et réclament la protection des autorités.

L’ambassadeur du Zimbabwe en Afrique du Sud, Isaac Moyo, est venu sur place, il a dénoncé la tristesse de la situation de ces déplacés :

La majorité des Zimbabwéens que nous avons rencontrés veulent maintenant retourner dans leur pays. Et nous travaillons avec le gouvernement d’Afrique du Sud pour être sûrs que tout soit mis en oeuvre pour les rapatrier au Zimbabwe.”

En trois semaines, six personnes (15 selon une association) auraient été tuées, dont deux Zimbabwéens, et 5 000 personnes auraient fui ces violences xénophobes.

Des violences, qui depuis trois jours, se concentrent à Johannesbourg, la capitale.
Hier, les forces de l’ordre sud-africaines ont dû tirer des balles en caoutchouc et user de grenades étourdissantes pour séparer des immigrés, armés de machettes, qui menaçaient de se battre avec des Sud-africains.
Elles ont aussi arrêté une trentaine de pilleurs et de casseurs de commerces étrangers.

Le président sud-africain Jacob Zuma a préféré annuler son voyage en Indonésie pour le 60e anniversaire du sommet des Non-Alignés devant cette montée de violence dans la capitale, et alors que la pression diplomatique s’accentue.

Des Sud-Africains ont aussi décidé de quitter le Mozambique de peur d‘être victimes de représailles et se sont précipités à l’aéroport de Tete pour rentrer chez eux.

En 2008, il y avait eu 62 morts dans des violences xénophobes similaires.

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