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De la rue au musée


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De la rue au musée

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C’est une usine allemande désaffectée. Transformée en temple de l’art de rue.

Tags, affiches et graffitis ont trouvé leur place à Saarbrück pour la troisième biennale d’art urbain. Les murs qui servaient de support à ces œuvres sont désormais ceux de ce gigantesque bâtiment, symbole d’une Europe industrielle disparue.

“L’art de rue a envahi l’espace urbain à la fin du siècle dernier”, rappelle le commissaire de l’exposition Meinrad Maria Grewenig. “Avec sa force irrépressible, cet art s’est imposé face aux messages publicitaires et l’environnement des villes jusqu‘à trouver sa place dans les musées.”

Clin d‘œil de l’histoire : les usines du Vieux Continent ont fermé leurs portes et déménagé vers l’Asie et ses bas salaires. Ce qui reste est vide. Et ne demande qu‘à être rempli avec ce que l’Europe ne perdra jamais : sa créativité.

“C’est comme un musée extraordinaire”, sourit le puertoricain Sen2 Figueroa. “L’architecte a réuni toutes les pièces, du métal, du ciment, c’est comme de l’art. Je suis fier, époustouflé, de voir mes œuvres exposées ici. J’ai le sentiment de faire de ma vie quelque chose de beau en voyant mon travail ici.”

Et l’art de rue n’est plus seulement l’affaire des ghettos newyorkais, des banlieues françaises ou du métro londonien. Il est devenu le meilleur moyen d’expression d’une jeunesse mondialisée en colère.

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