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La Grèce très intéressée par le projet de gazoduc du russe Gazprom

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La Grèce très intéressée par le projet de gazoduc du russe Gazprom

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Le patron du géant gazier russe Gazprom était mardi à Athènes oú il a rencontré Alexis Tsipras, le chef du gouvernement grec pour discuter de questions énergétiques : c’est ce qu’avait indiqué mystérieusement lundi le ministère grec de l’Energie.
Des rumeurs de plus en plus insistantes évoquaient un projet d’accord entre Athènes et Moscou pour l’extension à la Grèce du projet de gazoduc “Turkish stream”. Mais le Pdg de Gazprom n’a pas abordé le sujet de façon précise devant les micros des journalistes.

“Ce projet pourrait être réalisé par un consortium russo-européen, a expliqué Alexei Miller, quelques compagnies européennes sont interessées par le gazoduc Turkish Stream. Ce projet sera réalisé dans le respect de la législation européenne. J’aimerai ajouter que ce problème de législation n’a jamais été un problème pour nous”.

Gazprom veut construire un nouveau gazoduc à destination de la frontière greco-turque qui doit compenser l’abandon du projet South Stream vers l’Union européenne. Ce projet permettrait à la Grèce de recevoir une indemnité non négligeable de la part du consortium dirigé par Gazprom. Le montant de cette somme et la date d’un versement anticipé ont-ils été évoqués mardi à Athènes, nous n’en savons rien pour l’instant ?

“Le gouvernement grec a un besoin urgent d’argent et paraît déterminé à le prendre, oú qu’il se trouve, affirme pour sa part la correspondante permanente d’Euronews à Athènes.

Gazprom, entreprise publique, va-t-il verser une avance sur recette à Athènes pour le passage d’un gazoduc sur son territoire ? Il y a des arguments pour et des arguments contre ?

“Ce serait sans précédent pour la Russie de payer une avance sur recettes pour un projet qui comprend pas mal d’incertitudes et qui est loin d’avoir démarré, souligne Filis Konstantinos, directeur de l’institut des relations internationales. Si on s’embarque dans une situation oú la Russie donne de l’argent selon son bon vouloir, alors on peut être sûr que Moscou attend un retour sur investissement”.

Acheminer du gaz russe vers l’Europe via la Grèce, intéresse Athènes : ce gazoduc figure parmi nos priorités”, a affirmé mardi Pnagiotis Lafazanis, le ministre Grec de l’Energie.