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Le russe Gazprom épinglé par l'autorité européenne de la concurrence

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Le russe Gazprom épinglé par l'autorité européenne de la concurrence

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Au risque de tendre encore un peu plus ses relations avec Moscou, l’Union européenne a officiellement accusé mercredi le groupe public russe Gazprom d’abus de position dominante, de surfacturations et d’entrave à la concurrence.
L’enquête de Bruxelles, ouverte en 2012, montre que Gazprom appliquait non seulement des tarifs bien plus élevés pour certains pays mais empêchait aussi ses clients européens de revendre du gaz à d’autres pays : l’Ukraine par exemple.

“Gazprom a fait payer ce que nous pensons être des prix injustement élevés dans cinq différents pays qui sont l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Bulgarie. Gazprom a aussi usé de sa position dominante dans l’offre de gaz pour obtenir des engagements de la part de ses clients dans le secteur des infrastructures gazières”, a affirmé Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence.

Gazprom, le monopole russe des exportations de gaz naturel, demeure un fournisseur clé d‘énergie de l’Union européenne mais sa part du marché européen est en déclin. Elle atteignait encore 39% en 2013.
Les autorités européenne de la concurrence précisent que les tarifs appliqués à certains pays par Gazprom pouvaient être jusqu‘à 40% supérieurs à ceux facturés à d’autres.

“La Commission insiste sur le caractère purement concurrentiel de cette situation qui remonte avant la crise ukrainienne, explique Andrei Beketov, un de nos correspondants à Bruxelles. La Commission européenne affirme qu’une entreprise aussi importante que Gazprom pour l’Union européenne doit simplement respecter les réglements européens. En revanche Moscou évalue cette décision dans un contexte de tensions politiques et de sanctions occidentales contre la Russie”.