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Cinquième anniversaire de l'aide financière à la Grèce


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Cinquième anniversaire de l'aide financière à la Grèce

La Grèce ne va pas fêter ou commémorer le cinquième anniversaire du 23 avril 2010, jour oú le premier ministre de l‘époque George Papandreou, avait demandé officiellement à ses partenaires européens et au FMI, un plan de sauvetage pour la Grèce.
Le 10 mai suivant, la Grèce obtenait un accord pour un prêt de 110 milliards d’euros et près de deux ans plus tard, le 1er mars 2012, pour un deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d’euros.
Cinq ans après le début de l’aide internationale, la situation économique et sociale en Grèce – celle que suggèrent trop partiellement les chiffres – est désastreuse.

“Notre existence est bien pire affirme cette habitante d’Athènes et comme vous pouvez le voir je suis assez âgée, mon mari est retraité et notre vie n’est pas agréable, pas du tout. On ne peut rien faire à ça mais ceux qui sont au pouvoir doivent trouver une solution pour le peuple grec parce que les choses ne vont pas bien”.

“C’est un fait que les choses sont très difficiles pour les grecs, affirme ce sexagénaire. Cette responsabilité incombe à chacun. A ceux qui nous gouvernent, aux citoyens et aux européens”.

Aujourd’hui, l’exécutif grec est encore une fois proche du défaut de paiement. La Grèce doit rembourser environ 950 millions d’euros au FMI au mois de mai, un milliard et demi en juin et plus de 7,5 milliards d’euros en juillet-aout.

L’exécutif grec aura du mal à honorer l‘échéance de juin si les créanciers refusent toujours de verser la dernière tranche du plan de sauvetage. Il faudra alors choisir pour le gouvernement Tsipras entre payer les fonctionnaires et verser les pensions de retraites ou rembourser la dette.
Cinq années après, la Grèce en est là.

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