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Secours en mer Méditerranée : l'UE a compris son erreur


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Secours en mer Méditerranée : l'UE a compris son erreur

Un sommet européen extraordinaire doit se tenir ce jeudi pour trouver des réponses aux drames à répétition en mer Méditerranée.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 doivent examiner une série de dix mesures présentées par la Commission européenne.

Parmi elles figurent le doublement des moyens financiers de l’opération Triton, la capture et la destruction des bateaux utilisés par les passeurs, ou encore un projet de répartition de 5 000 demandes d’asile sur le territoire européen.

“Nous devons améliorer nos opérations de secours en mer, mais il faut aussi discuter de la répartition des réfugiés en Europe, nous devons combattre les réseaux de passeurs et nous devons agir pour stabiliser nos états voisins du Sud, en particulier la Libye”, a préconisé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

“Nous voulons autre chose qu’un groupe de technocrates qui connaissent toutes les principales dynamiques géopolitiques, mais oublient de donner la moindre réponse quand il le faut”, a quant à lui déclaré le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Les leaders européens avaient décidé l’an dernier de réduire les moyens alloués au secours en mer, jugeant que cette politique encourageait les départs.

Jusqu’en octobre 2014, Mare Nostrum patrouillait à proximité des côtes nord-africaines, là où ont lieu la plupart des naufrages. Le rayon d’action de la mission européenne Triton se cantonne aux côtes de l’Italie et de Malte. Son mandat se limite à la surveillance des frontières.

Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent avoir compris leur erreur et s’apprêtent à revenir en arrière.

1 700 personnes ont péri depuis janvier, soit cent fois plus qu’au cours de la même période l’année dernière.

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